02-02-2015 09:12 -
Le Rénovateur Quotidien
- Ce n’est pas demain que la crise sociale qui perdure depuis des mois
opposant le géant minéralier mauritanien la SNIM à ses employés
prendra fin, même si les autorités se sont abstenues cette fois d’user
de la force et que leur côté, les travailleurs ont évité les
manifestations émeutes. Face à une dégringolade considérable et continue du prix du fer sur les marchés internationaux et la revendication tenace des employés d’une augmentation de leurs émoluments ainsi que d’une amélioration de leurs conditions de vie, résoudre cette crise est économiquement impossible.
Certes, les citoyens sont solidaires de cette cause sociale défendue par les employés grévistes de la SNIM. Des doléances qui devaient être satisfaites pendant les années de gloire de la SNIM.
Mais, pour des motifs économiques, on ne peut admettre une augmentation des salaires et une amélioration des conditions de vie des employés si la SNIM enregistre depuis quelques mois des contreperformances économiques caractérisées par une dégringolade du prix du fer.
C'est une règle économique et commerciale qu'on ne peut discuter. Si une société réalise des profits, elle s'investit dans le social, avec la priorité du confort de son personnel. Si elle enregistre des pertes, ce sont les licenciements et autres politiques d'austérité qui prévalent.
Cette contradiction fait donc que le bras de fer restera autant que pourra à moins que n’advienne par miracle une revalorisation mondiale du cours du fer, capable de redistribution avantage au profit des travailleurs.
MOML
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Source :
Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)
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