dimanche 23 février 2014

Les
populations -nanties- de Nouakchott se livrent de plus en plus aux
sports. Et comme en Mauritanie, nous ne faisons pas comme tous les
autres, ce n’est pas dans les stades que nous faions du sport, mais dans
la rues, ou plus particulièrement dans les grandes avenues.
Et alors que partout ailleurs, le moment réservé aux sports est en général l’après-midi, chez nous, le sport, c’est pour la fin de soirée ! Voir chaque soir, des personnes de tous âges, tous sexes, toutes origines sociales ou ethnique » attendre la nuit tomber pour trotillonner » le long de l’avenue de l’aéroport de Nouakchott, mérite bien une attention. Parce que le sport en général ne faisant pas partie de la tradition, alors pourquoi toutes ces bonnes gens courent-elles ?
D’abord par nécessité. L’obésité, l’oisiveté faisant des ravages, les autorités, sensibilisées elles-mêmes par les professionnels de la santé, ont dû déclencher une campagne de sensibilisation pour que les citoyens fassent plus attention à leur hygiène de vie. Le sport étant la voie royale qui mène à celle-là. Et les médecins accompagnaient leurs ordonnances de quelques conseils de ce genre comme complément nécessaire aux traitements prescrits.
Heureuse initiative. Et la réhabilitation de l’avenue de l’aéroport semble bien être tombée. Mais la question qui se pose est bien de savoir pourquoi, les femmes et les femmes ne se prêtent au jeu que le soir tombé ? Et en la matière, il faut bien remarquer que certains intrépides ne quittent les lieux que tard le soir, bien après minuit ! Quand nous les avons questionnés à propos, les réponses furent nombreuses et variées : Il s’agissait en premier lieu du souci de se préserver du regard des autres, ensuite de » faire son sport à l’abri des commentaires ». Il s’agit aussi de joindre l’utile à l’agréable : en se mettant au sport, on passe du temps et on se refait une santé, a-t-on entendu. Et en plus, « le cadre s’y prête », nous apprennent d’autres interlocuteurs qui ont fait remarquer que le site est propre, dallé, éclairé et assez sécurisé.
En tout état de cause, les usagers de la route de l’aéroport constatent que depuis quelques mois, c’est chaque fois la ruée vers cette avenue : et les sportifs ne sont pas n’importe qui ! Ce sont ces « gros bidons » amoureux des plats gras, de la boisson sucrée et du thé. On les voit en général dans de belles tenues de ville, au vent, minces ou bedonnants trotter tout couverts de sueur le long du bitume. Indifférents aux regards amusé ou narquois des autres, ils continuent leur chemin ponctuant leurs parcours de quelques gestes de rotation des bras, du cou…
Amar Fall
Et alors que partout ailleurs, le moment réservé aux sports est en général l’après-midi, chez nous, le sport, c’est pour la fin de soirée ! Voir chaque soir, des personnes de tous âges, tous sexes, toutes origines sociales ou ethnique » attendre la nuit tomber pour trotillonner » le long de l’avenue de l’aéroport de Nouakchott, mérite bien une attention. Parce que le sport en général ne faisant pas partie de la tradition, alors pourquoi toutes ces bonnes gens courent-elles ?
D’abord par nécessité. L’obésité, l’oisiveté faisant des ravages, les autorités, sensibilisées elles-mêmes par les professionnels de la santé, ont dû déclencher une campagne de sensibilisation pour que les citoyens fassent plus attention à leur hygiène de vie. Le sport étant la voie royale qui mène à celle-là. Et les médecins accompagnaient leurs ordonnances de quelques conseils de ce genre comme complément nécessaire aux traitements prescrits.
Heureuse initiative. Et la réhabilitation de l’avenue de l’aéroport semble bien être tombée. Mais la question qui se pose est bien de savoir pourquoi, les femmes et les femmes ne se prêtent au jeu que le soir tombé ? Et en la matière, il faut bien remarquer que certains intrépides ne quittent les lieux que tard le soir, bien après minuit ! Quand nous les avons questionnés à propos, les réponses furent nombreuses et variées : Il s’agissait en premier lieu du souci de se préserver du regard des autres, ensuite de » faire son sport à l’abri des commentaires ». Il s’agit aussi de joindre l’utile à l’agréable : en se mettant au sport, on passe du temps et on se refait une santé, a-t-on entendu. Et en plus, « le cadre s’y prête », nous apprennent d’autres interlocuteurs qui ont fait remarquer que le site est propre, dallé, éclairé et assez sécurisé.
En tout état de cause, les usagers de la route de l’aéroport constatent que depuis quelques mois, c’est chaque fois la ruée vers cette avenue : et les sportifs ne sont pas n’importe qui ! Ce sont ces « gros bidons » amoureux des plats gras, de la boisson sucrée et du thé. On les voit en général dans de belles tenues de ville, au vent, minces ou bedonnants trotter tout couverts de sueur le long du bitume. Indifférents aux regards amusé ou narquois des autres, ils continuent leur chemin ponctuant leurs parcours de quelques gestes de rotation des bras, du cou…
Amar Fall
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