
Pour redorer son blason terni par la vague de révélations sur ses supposées relations «douteuses », le présidentAziz pourrait avoir recours à un stratagème vieux comme le monde : la diversion.
En effet, les analystes s’accordent pour dire que les dernières révélations contre le président Azizembarrassent beaucoup l’establishment politique-militaire du pays et que, pour noyer le poisson, l’opinion publique devrait s’attendre à une vague d’arrestations en série pour déjouer son attention de ces affaires plutôt scabreuses dans lesquelles le président se trouve empêtré.
Beaucoup de dossiers seront déterrés. Celui du riz avarié pourrait n’être que le début d’une longue série que le président peut tirer de sa manche à sa guise. Cette stratégie de rideau de fumée devrait servir dans cette logique à dépoussiérer les vieux dossiers pour tenter d’occulter le débat suscité par la publication des fameuses bandes sonores et du témoignage accablant deHamed Omar et de l’irakien, Othmane Alaoui ; les deux hommes par qui leGhanagate a été révélé.
Grand amateur des apparitions publiques et des shows télévisés, le président se mure aujourd’hui dans un silence assourdissant. La gêne et l’embarras se lisent sur le visage de ses plus collaborateurs les plus proches. Au lieu de s’expliquer sur les accusations graves portées contre lui, le président adopte un profil bas et ne trouve pas mieux que d’instrumentaliser, une fois de plus, la justice pour tenter d’escamoter ses présumées turpitudes passées.
Beaucoup de personnalités sont concernées par le remue-ménage politico-juridique auquel le président Aziz pourrait bien s’activer pour «amuser la galerie» et ainsi tromper la quête de réponses que l’opinion publique est en droit d’attendre du président après sa citation dans des enregistrements sonores qui lui sont attribués.
Si le président Aziz a fait montre de beaucoup de témérité contre le député français Noêl Mamère qu’il a assigné à comparaitre suite à ses allégations contre le président de «parrainage d’un trafic de drogue» pourquoi n’en fait-il pas autant contre ce malien, Hamed Omar, qui dit à qui veut l’entendre que c’est Azizqui l’a mêlé à des affaires douteuses.
Quoiqu’il en soit, les observateurs sont presque sûrs qu’une épée de Damoclèsest désormais suspendue sur les têtes des personnalités mauritaniennes en vue de créer une bulle dans laquelle cette affaire des enregistrements et les graves accusations qui en découlent seraient enveloppées pour ne laisser émerger que les « survivances» de dossiers déjà épluchés par la justice ou en cours de l’être.
Qui est dans le collimateur du président?
Les affaires de mauvaise gestion et même de détournements de deniers publics continuent de foisonner et il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles révélations ne viennent éclabousser le président et son entourage proche. Assailli de toutes parts par les scandales, le régime est contraint de dévoiler chaque jour une face cachée de la monstrueuse ignominie.
La multiplicité des fronts qui s’ouvrent oblige le président, pour l’intérêt de la cause, à chercher d’abord à amadouer la hiérarchie militaire par des promotions tous azimuts au grade de général. L’image du candidat des pauvres a perdu en quatre ans de gestion abracadabrante toute son aura, et l’image du chantre de la guerre à outrance contre la gabegie est sérieusement écornée.
Outre l’affaire du «riz avarié » sous Sidi Ould Cheikh Abdallahi, dans laquelle en plus de Yahya Ould Ahmed Waghf on pourrait aussi appeler l’ex commissaire adjoint à la sécurité alimentaire Hawa Djibril Bâ ainsi que Mohamedou Ould Abidine Sidi et Soumaré Samba tous deux anciens responsables au CSA etMohamed Lemine Ould Noueiguedh.
Sur cette même lancée les prochains jours pourraient aussi voir la réouverture du dossier d’Air Mauritanie avec la convocation de Abdallahi ould Mokhtar, Tijani Ben Housseini, Yahya Ould Mohamed Elwaghf, Isselmou Ould Khattry, Moustapha Ould Hamoud, Sidi Mohamed Ould Biye, avec la réactivation des mandats d’arrêt contre Mokhtar Ould Awva et Tijiane Sylla.
Mohamed Ould Abdel Aziz pourrait aussi rappeler Mohamed Lemine Ould Dadde, Ahmed Ould Khattri, Boidiel Ould Houmoid, et ouvrir de nouveau l’affaire de la BCM (Mohamed Ould Noueiguedh, Cherif Ould Abdallahi, Abdou Maham,Sid El Mokhtar Ould Nagi, Isselmou ould Tajedine, Ahmed Salem ould Bouna Moctar et Mohamed Ould Oumarou etc ...)
Et l’éventail des possibilités est encore plus large. Ci-dessous quelques exemples des coups bas qu’Aziz pourrait encore donner : suspendre les contrats de Maître Yahya Ould Abdel Kahar pour l’exemple, couper l’eau et l’électricité àMohamed Yehdih Ould Moctar El Hacen, mettre en demeure Messaoud Ould Boulkheir pour des centaines de millions d’ouguiyas (Aziz avait accuséMessaoud pendant l’audience avec Biram Ould Dah), retirer son passeport àNaha Mint Mouknass, humilier Ousmane Kane à l’aéroport une nouvelle fois, arrêter Elarbi Ould Moulaye et Mahfoudh Ould Agatt pour l’affaire SONIMEX, arrêter Ahmed Ould Hamza pour l’empêcher de se présenter aux prochaines élections, mettre en prison Lemor Ould Weddady au sujet des marchés en cours, arrêter Bouh Ould Tar pour mauvaise gestion d’UNCACEM et mettre en demeure l’ensemble des agriculteurs de rembourser de les prêts, mettre en prison Ahmed Saleck Ould Bouh ou son fils Mouhidine ou les deux pour l’affaire de l’aéroport en cours, arrêter le député El Ghassem Ould Bellal et l’ancien Bâtonnier, Maître Ahmed Ould Youssouf, rétablir l'obligation de visas de sortie comme au temps de Ould Haidalla, lancer un mandat d’arrêt contre Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, ou encore arrêter Ould Dedew pour terrorisme …
Il pourrait , dans sa quête effrénée d’un exutoire, reprendre les poursuites contreKhattou Mint Elboukhari, voire envoyer une mise en demeure posthume à feu Ba M’Baré qu’il avait accusé de détournement du budget du Sénat !
La Justice pourrait aussi réactiver le mandat de dépôts contre Moustapha Ould Limam Chaffi et un mandat peut être lancé contre Mohamed Ould Bouamatou. El Kory Ould Addad peut également être à nouveau arrêté . Sur cette lancée la Justice pourrait aussi s’intéresser de nouveau au dossier de Biram Ould Dah Ould Abeid et Boumedienne Ould Bata. Autre victime potentielle pour faire diversion, Ben had pourrait, quant à lui, être renvoyé de la BCM pour la quatrième fois.
Les mises en demeure adressées à des dizaines de fonctionnaires et restées jusqu’à présent en suspend ne manqueront pas, elles aussi, d’être réactivées pour détourner l’attention de l’énorme scandale dont l’onde de choc ébranle l’assise du régime. Les dossiers de Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna, Mohamed Ould Tolba, Emmatt Mint Ewnen , Diagana Moussa, Mohamed Mahmoud Ould Boyé, Cheyakh Ould Eli, Kan Yahya, le colonel Ould Elman du Génie militaire et tant d’autres … seront probablement rouverts dans les jours ou les semaines qui suivent.
Le président pourrait également être tenté d’inciter l’OMVS à poursuivreMohamed Salem Ould Merzoug qui aurait, selon lui, détourné une grande partie des fonds de l’organisation durant son mandat. Le président a confié à quelques uns de ses proches que ce serait aussi la meilleure manière de couper court à toute ambition politique de l’ancien Haut Commissaire.
Pendant ce temps ni Coumba Bâ, ni l’ancien ambassadeur de Mauritanie àAmman Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil actuellement accrédité à Parisne sont inquiétés ou interrogés dans le cadre des enregistrements et des témoignages étalés sur la place publique qui augurent d’actes répréhensibles au regard de la loi mauritanienne et du droit international.
La justice a non seulement a perdu son indépendance mais est devenue un instrument aux mains d’un dictateur qui se comporte avec le pays comme un éléphant abruti dans un magasin de porcelaine.
Les Mauritaniens ont acquis la conviction que les abus et les persécutions dont ils sont victimes sont directement ordonnés par le président Aziz lui-même qui exerce le monopole et l’exclusivité de l’injustice en Mauritanie. Bonjour l'inquisition!
En effet, les analystes s’accordent pour dire que les dernières révélations contre le président Azizembarrassent beaucoup l’establishment politique-militaire du pays et que, pour noyer le poisson, l’opinion publique devrait s’attendre à une vague d’arrestations en série pour déjouer son attention de ces affaires plutôt scabreuses dans lesquelles le président se trouve empêtré.
Beaucoup de dossiers seront déterrés. Celui du riz avarié pourrait n’être que le début d’une longue série que le président peut tirer de sa manche à sa guise. Cette stratégie de rideau de fumée devrait servir dans cette logique à dépoussiérer les vieux dossiers pour tenter d’occulter le débat suscité par la publication des fameuses bandes sonores et du témoignage accablant deHamed Omar et de l’irakien, Othmane Alaoui ; les deux hommes par qui leGhanagate a été révélé.
Grand amateur des apparitions publiques et des shows télévisés, le président se mure aujourd’hui dans un silence assourdissant. La gêne et l’embarras se lisent sur le visage de ses plus collaborateurs les plus proches. Au lieu de s’expliquer sur les accusations graves portées contre lui, le président adopte un profil bas et ne trouve pas mieux que d’instrumentaliser, une fois de plus, la justice pour tenter d’escamoter ses présumées turpitudes passées.
Beaucoup de personnalités sont concernées par le remue-ménage politico-juridique auquel le président Aziz pourrait bien s’activer pour «amuser la galerie» et ainsi tromper la quête de réponses que l’opinion publique est en droit d’attendre du président après sa citation dans des enregistrements sonores qui lui sont attribués.
Si le président Aziz a fait montre de beaucoup de témérité contre le député français Noêl Mamère qu’il a assigné à comparaitre suite à ses allégations contre le président de «parrainage d’un trafic de drogue» pourquoi n’en fait-il pas autant contre ce malien, Hamed Omar, qui dit à qui veut l’entendre que c’est Azizqui l’a mêlé à des affaires douteuses.
Quoiqu’il en soit, les observateurs sont presque sûrs qu’une épée de Damoclèsest désormais suspendue sur les têtes des personnalités mauritaniennes en vue de créer une bulle dans laquelle cette affaire des enregistrements et les graves accusations qui en découlent seraient enveloppées pour ne laisser émerger que les « survivances» de dossiers déjà épluchés par la justice ou en cours de l’être.
Qui est dans le collimateur du président?
Les affaires de mauvaise gestion et même de détournements de deniers publics continuent de foisonner et il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles révélations ne viennent éclabousser le président et son entourage proche. Assailli de toutes parts par les scandales, le régime est contraint de dévoiler chaque jour une face cachée de la monstrueuse ignominie.
La multiplicité des fronts qui s’ouvrent oblige le président, pour l’intérêt de la cause, à chercher d’abord à amadouer la hiérarchie militaire par des promotions tous azimuts au grade de général. L’image du candidat des pauvres a perdu en quatre ans de gestion abracadabrante toute son aura, et l’image du chantre de la guerre à outrance contre la gabegie est sérieusement écornée.
Outre l’affaire du «riz avarié » sous Sidi Ould Cheikh Abdallahi, dans laquelle en plus de Yahya Ould Ahmed Waghf on pourrait aussi appeler l’ex commissaire adjoint à la sécurité alimentaire Hawa Djibril Bâ ainsi que Mohamedou Ould Abidine Sidi et Soumaré Samba tous deux anciens responsables au CSA etMohamed Lemine Ould Noueiguedh.
Sur cette même lancée les prochains jours pourraient aussi voir la réouverture du dossier d’Air Mauritanie avec la convocation de Abdallahi ould Mokhtar, Tijani Ben Housseini, Yahya Ould Mohamed Elwaghf, Isselmou Ould Khattry, Moustapha Ould Hamoud, Sidi Mohamed Ould Biye, avec la réactivation des mandats d’arrêt contre Mokhtar Ould Awva et Tijiane Sylla.
Mohamed Ould Abdel Aziz pourrait aussi rappeler Mohamed Lemine Ould Dadde, Ahmed Ould Khattri, Boidiel Ould Houmoid, et ouvrir de nouveau l’affaire de la BCM (Mohamed Ould Noueiguedh, Cherif Ould Abdallahi, Abdou Maham,Sid El Mokhtar Ould Nagi, Isselmou ould Tajedine, Ahmed Salem ould Bouna Moctar et Mohamed Ould Oumarou etc ...)
Et l’éventail des possibilités est encore plus large. Ci-dessous quelques exemples des coups bas qu’Aziz pourrait encore donner : suspendre les contrats de Maître Yahya Ould Abdel Kahar pour l’exemple, couper l’eau et l’électricité àMohamed Yehdih Ould Moctar El Hacen, mettre en demeure Messaoud Ould Boulkheir pour des centaines de millions d’ouguiyas (Aziz avait accuséMessaoud pendant l’audience avec Biram Ould Dah), retirer son passeport àNaha Mint Mouknass, humilier Ousmane Kane à l’aéroport une nouvelle fois, arrêter Elarbi Ould Moulaye et Mahfoudh Ould Agatt pour l’affaire SONIMEX, arrêter Ahmed Ould Hamza pour l’empêcher de se présenter aux prochaines élections, mettre en prison Lemor Ould Weddady au sujet des marchés en cours, arrêter Bouh Ould Tar pour mauvaise gestion d’UNCACEM et mettre en demeure l’ensemble des agriculteurs de rembourser de les prêts, mettre en prison Ahmed Saleck Ould Bouh ou son fils Mouhidine ou les deux pour l’affaire de l’aéroport en cours, arrêter le député El Ghassem Ould Bellal et l’ancien Bâtonnier, Maître Ahmed Ould Youssouf, rétablir l'obligation de visas de sortie comme au temps de Ould Haidalla, lancer un mandat d’arrêt contre Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, ou encore arrêter Ould Dedew pour terrorisme …
Il pourrait , dans sa quête effrénée d’un exutoire, reprendre les poursuites contreKhattou Mint Elboukhari, voire envoyer une mise en demeure posthume à feu Ba M’Baré qu’il avait accusé de détournement du budget du Sénat !
La Justice pourrait aussi réactiver le mandat de dépôts contre Moustapha Ould Limam Chaffi et un mandat peut être lancé contre Mohamed Ould Bouamatou. El Kory Ould Addad peut également être à nouveau arrêté . Sur cette lancée la Justice pourrait aussi s’intéresser de nouveau au dossier de Biram Ould Dah Ould Abeid et Boumedienne Ould Bata. Autre victime potentielle pour faire diversion, Ben had pourrait, quant à lui, être renvoyé de la BCM pour la quatrième fois.
Les mises en demeure adressées à des dizaines de fonctionnaires et restées jusqu’à présent en suspend ne manqueront pas, elles aussi, d’être réactivées pour détourner l’attention de l’énorme scandale dont l’onde de choc ébranle l’assise du régime. Les dossiers de Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna, Mohamed Ould Tolba, Emmatt Mint Ewnen , Diagana Moussa, Mohamed Mahmoud Ould Boyé, Cheyakh Ould Eli, Kan Yahya, le colonel Ould Elman du Génie militaire et tant d’autres … seront probablement rouverts dans les jours ou les semaines qui suivent.
Le président pourrait également être tenté d’inciter l’OMVS à poursuivreMohamed Salem Ould Merzoug qui aurait, selon lui, détourné une grande partie des fonds de l’organisation durant son mandat. Le président a confié à quelques uns de ses proches que ce serait aussi la meilleure manière de couper court à toute ambition politique de l’ancien Haut Commissaire.
Pendant ce temps ni Coumba Bâ, ni l’ancien ambassadeur de Mauritanie àAmman Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil actuellement accrédité à Parisne sont inquiétés ou interrogés dans le cadre des enregistrements et des témoignages étalés sur la place publique qui augurent d’actes répréhensibles au regard de la loi mauritanienne et du droit international.
La justice a non seulement a perdu son indépendance mais est devenue un instrument aux mains d’un dictateur qui se comporte avec le pays comme un éléphant abruti dans un magasin de porcelaine.
Les Mauritaniens ont acquis la conviction que les abus et les persécutions dont ils sont victimes sont directement ordonnés par le président Aziz lui-même qui exerce le monopole et l’exclusivité de l’injustice en Mauritanie. Bonjour l'inquisition!
Source : Mauriweb (Mauritanie)
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