jeudi 3 décembre 2015

Conférence de presse du président de la République à Nouadhibou : Tout dire...


jeudi 3 décembre 2015

En marge des festivités marquant le 55ième anniversaire du pays organisées à Nouadhibou, le président de la République a accordé une conférence de presse à des journalistes privés. Résumé.
Le président de la République a tenu samedi une conférence de presse de deux heures à Noadhibou. L’occasion pour lui de revenir sur son bilan mais aussi de répondre aux atentes de l’opinin sur bien de questions d’actualité. Ainsi, en réponse à une question relative à l’intervention militaire au Yémen, le Président de la République a dit qu’il y a de nombreux milieux qui parlent de ce sujet, soulignant que le ministère de la Défense nationale et le gouvernement ne sont pas au courant d’une telle intervention et que les rumeurs circulant à ce sujet ne reposent sur aucun fondement. La question, a-t-il dit, n’a pas aussi été discuté au niveau bilatéral ou multilatéral.
En réponse à une question relative à la refondation de la Mauritanie, ces dix dernières années, et aux priorités dans le deuxième mandat, le Président de la République a dit que depuis 2005, une rupture a été opérée avec la dictature et l’étouffement des libertés et qu’une politique de lutte contre la gabegie a été mise en place. Le pays a connu aussi des changements radicaux qui se sont répercutés positivement sur différents secteurs, a dit le Président de la République qui a précisé, dans ce cadre, que les progrès réalisés en matière de sécurité ont été reconnus au niveau international. Il a aussi souligné que les mesures prises dans ce domaine ont été largement saluées.
Aujourd’hui, le budget national est entièrement orienté au développement équilibré aussi bien dans le domaine de la sécurité que dans celui de l’enseignement, étant entendu qu’il n’existait dans le pays qu’une seule université, a dit le Président de la République. Aujourd’hui, a-t-il noté il existe de nombreux plans dans les domaines sécuritaire, économique, social, au moment même où différents projets de développement sont en train d’être réalisés dans le secteur des infrastructures grâce à des financements supportés par le budget de l’Etat qui était auparavant marqué par l’anarchie et qui est maintenant caractérisé par la rigueur.
Répondant à une question sur le secteur des pêches, le Président de la République a précisé que ce secteur est l’objet d’un intérêt particulier de la part de l’État qui a mis en place une stratégie que le département des pêches est en train de mettre en œuvre pour relever son rendement pendant que les investisseurs sont entièrement encouragés. Il a encore indiqué que les permis seront prochainement liés à la réalisation d’investissement et d’infrastructures sur le terrain, en particulier les entrepôts frigorifiques ainsi qu’à l’offre d’emplois. De même, les sociétés qui apporteront une plus value aux produits de pêche seront encouragées. Il a ensuite relevé l’attention que l’Etat accorde à l’appui des marins pour renforcer leurs capacités et leur rendre disponibles des embarcations sécurisées dotées d’équipements de navigation modernes en plus du renforcement de la formation des marins, ce qui ne manquera pas de se répercuter positivement sur leurs conditions de vie.
Dans sa réponse à une question sur le passif humanitaire, le Président de la République a souligné que ces pratiques ont influé dans le passé sur la réputation de la Mauritanie faisant remarquer que c’est une affaire qui a une influence sur tous.
Il a réaffirmé que les organisations des droits de l’Homme ainsi que les Imams et leaders d’opinion ont été impliquées dans cette affaire sans l’État n’ait eu à intervenir.
Le Chef de l’Etat a ajouté à ce sujet que la seule solution offerte était alors d’indemniser les familles des victimes et de les aider à transcender leur épreuve, précisant que ce sont ces familles qui ont proposé les solutions qui ont été retenues. Aussi, il ne convient pas d’exploiter cette affaire pour susciter la haine et encourager la division entre les fils de cette seuleet même nation.
A une question sur l’après 2019, date de la fin de son mandat, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré qu’il y a lieu d’attendre l’approche de cette date butoir pour répondre à la question.
Sur un article publié par le journal français "Le Monde" indexant des proches du Président, celui-ci a répondu ne pas être au courant. Il a toutefois précisé qu’il y a des informations qui montrent qu’il y a un homme d’affaire mauritanien résidant à l’étranger qui fait courir des mensonges qui peut être lié à cette information.
Le Président de la République a souligné qu’il n’a pas eu à rencontrer un fonctionnaire de Taziast ou un de ses responsables, mais qu’il les a toujours mis en garde contre le trafic d’influence et demandé d’éviter de subir des pressions de qui que ce soit, notant que les problèmes auxquels Taziast fait face la concerne elle-même et l’Etat a informé officiellement les responsables de la société qu’il suspend toute relation avec eux tant que cette situation n’est pas clarifiée. En réponse à une question sur le retrait du caractère de l’utilité publique de la Fondation Moktar Ould Daddah, le Président de la République a indiqué que la mesure n’est pas dirigée contre cette fondation et n’a aucun rapport avec ce qui a été propagé à ce sujet mais est motivée par le communiqué qu’elle a publié et qui a été considéré comme préjudiciable au pays, insistant sur la nécessité de faire la différence entre le soutien au Président et ternir l’image du pays.
Le Président de la République a nié le retrait de l’agrément accordé à la fondation, précisant qu’il s’agit simplement d’arrêter le soutien accordé à la fondation en vertu d’un décret du conseil des ministres. Il a souligné qu’en tant que Président de la République, il ne pouvait ignorer ce qui est dit dans ce communiqué, précisant qu’après concertations au conseil des ministres, il a été décidé de retirer le financement comme mesure minimale pouvant être prise.
Le Président a précisé, par ailleurs, s’agissant des eaux de l’Aftout Chergui, que malgré le retard enregistré entraînant des mesures contre les milieux chargés de l’exécution, les eaux arriveront à Néma en 2016.
Il en outre parlé de l’explosion qui a eu lieu récemment à Bamako, soulignant que les pays membres de l’OMVS ont annoncé un deuil en solidarité avec le Mali frère. Il a indiqué que cet attentat montre les menaces que fait peser le terrorisme sur toute la région, soulignant qu’il est nécessaire de renforcer les mesures pour y faire face.
Le Président a noté que les particularités du G5 Sahel c’est de faire face aux mêmes défis, précisant que c’est pourquoi ces pays ont créé un cadre qui leur est propre comme celui, par exemple, de l’Union du Maghreb arabe qui regroupela Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye.
En ce qui concerne le dialogue, le Président de la République a réaffirmé que l’Etat est déterminé à organiser un dialogue politique inclusif sans conditions préalables avec la participation de toutes les formations politiques de la majorité et de l’opposition.
En réponse à une autre question, le Président de la République a indiqué que les nommés Biram et Brahmi ont fait l’objet d’un jugement judiciaire affirmant qu’ils dirigent une organisation non autorisée, précisant que cette décision de justice n’a aucun rapport avec l’esclavage. Il a enfin affirmé que Biram a échoué de présenter des preuves démontrant l’existence de pratiques esclavagistes dans le pays. Il a soutenu que la situation économique du pays est excellente et que le budget 2016 entregistrera un excédent. C’est ce que L’Etat va réfleter en s’engageant à aider les franges vulnérables comme les dockers et les marins en plus de prise en charge les soins des plus de 75 ans ; tout comme il poursuivra son effort d’assistance aux citoyens. S’agissant de la question portant sur le retour à la politique de dialogue, avec les prisonniers sur fond de l’évolution de la situation dans le monde en rapport avec les évènements terroristes, le Chef de l’Etat a indiqué que ces évènements intéressent les pays où ils se déroulent et n’ont pas nécessairement de rapport avec la sécurité nationale. Il a ajouté que les pouvoirs publics ont engagé un dialogue avec les prisonniers égarés du fait des réseaux terroristes et a libéré 36 d’entre eux suite à ce dialogue. Seuls deux d’entre ces derniers ont regagné les réseaux terroristes.
S’agissant du reste, certains ont purgé leur peine et ont été libérés et l’Etat reste en rapport avec eux et a financé des projets économiques pour certains d’entre eux ; d’autres ont toutefois les mains ensanglantées car ayant participé, avec des terroristes étrangers, au massacre de citoyens et ont fait l’objet de condamnation à mort et par conséquent il n’y a pas lieu de discuter avec eux.
Sur une question à propos de recrutements en Mauritanie pour le compte d’organisations terroristes, les pouvoirs publics laissant faire, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a précisé qu’il n’est au courant d’aucun mauritanien, que ce soit à l’intérieur du pays ou à l’extérieur, qui ait regagné l’Etat Islamique et il n’existe pas de mosquées où l’on recrute au profit de cette organisation terroriste ou d’une autre. Par conséquent tout ce qui se dit et s’écrit n’est qu’un montage exploité par certains pour porter ombrage à l’image du pays.
Synthèse MOMS en collaboration avec l’AMI

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire