Sans dramatiser, je dirais, une cité qui se trouve dans une situation qui va de mal en pis et au bord de l’agonie même. D’ailleurs, tant le mal est si profond que nous devons chercher à le traiter au plus tôt pour l’éradiquer sinon l’alléger partiellement, tant nous devons nous interroger sur l’avenir de notre commune.
Évidemment, l’objectif ici, dois-je le rappeler, ne vise nullement la critique puisqu’il faut avoir tenté l’épreuve du chemin pour pouvoir le faire ou être partisan de la profession. Il s’agit plutôt, pour moi, de présenter l’ébauche préliminaire d’une situation décrite précédemment.
C’est pourquoi je ne voudrais me limiter aux minuscules détails sans toutefois évoquer, préciser, comparer ou avoir le souci de fournir une brève et claire réponse aux origines ou conséquences d’une telle situation, lesquelles origines pourraient résider, à premier vue, aussi bien dans le comportement et le désengagement de l’État que dans la gestion de certains responsables qui se sont succédé à la tête de cette commune.
D’une part, un État qui, face à un afflux de plus en plus important des populations vers un pôle agricole d’attraction en pleine expansion, devait dans une première phase mettre en place un réseau d’assainissement bien étudié dont le dimensionnement nécessite la connaissance des besoins journaliers qui tiennent compte de la population à desservir et de l’accroissement annuel de celle-ci projeté sur une certaine période.
Traduit en termes simplifiés : Mise en place des techniques qui permettent la collecte et l’évacuation des eaux de toute nature d’une communauté (eaux usées, eaux de ruissellement, eaux industrielles ou individuelles) en assurant leur transport le plus rapidement possible vers le lieu de traitement et/ou de restitution au milieu naturel. Évacuation correcte des eaux de pluie pour empêcher les inondations des zones urbanisées et éviter la stagnation des eaux aux points bas.
D’autre part, faut-il aussi que nous évoquions et dénoncions le comportement des différents responsables qui se sont succédé à la tête de la commune de Rosso. Pour cela, je pense qu’il vaut la peine de présenter succinctement le contexte historique, sans toutefois remonter au-delà d’une vingtaine d’années, pour montrer à quel point nous pouvons nous demander si certains de ces responsables n’ont pas été formés aux mêmes méthodes de gestion du fait des agissements ou faits réels que nous continuons à vivre au quotidien.
Bien entendu, nous devons aussi tenir un langage franc à ces sédentaires qui n’ont l’œil rivé que sur cette commune laissée pratiquement à l’abandon pour leur faire comprendre que celle-ci n’est pourtant pas si différente de certains endroits ou quartiers précaires de la capitale politique.
Évidemment, malgré certains obstacles auxquels nous nous sommes confrontés, un cumul d’échecs et de déceptions tout au long de notre parcours politique, nous disons que nous ne devons cesser de mener durement et sans relâche un combat à travers notre engagement au sein d’un climat politique malsain et délétère, au sein d’un monde politique cruel.
Malgré aussi ces obstacles que nous rencontrons, nous jugeons utile de nous unir et agir ensemble dans la même direction, nous engager pour relever les défis du futur et pour la poursuite d’efforts dans le but d’assurer un avenir meilleur pour tous les citoyens, sans exception aucune.
Je pense qu’il serait important, à mon avis, de faire un petit aperçu sous forme de rétrospective ou d’un « sketch fictif » sur cette capitale du sud du pays. Rosso, connu aussi sous le vocable de « Legouareb », fut autrefois le berceau de différents mouvements artistiques majeurs qui ont eu une influence importante sur l’art moderne.
Rosso est aussi cette capitale qui, à l’aube du 3ème millénaire doit continuer à jouer un rôle moteur dans l’économie du pays. En effet, il serait aussi nécessaire de rappeler que Rosso a eu le privilège d'avoir formé les tous premiers cadres du pays et se trouve, à nos jours, dépourvue « totalement » d’infrastructures indispensables à l’éclosion et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Malgré tout ceci, voilà encore que trois décennies déjà, de 1986 à 2015, que les différents responsables qui se sont succédé à la tête de la commune de Rosso nous expliquent chaque fois que la situation ira en s’améliorant, que les choses iront mieux, et Rosso ne se relève toujours pas.
Je suppose, naturellement, que nous puissions à l’heure actuelle tirer les leçons d’un passé récent ou lointain, tirer certains enseignements quant aux échecs dans la politique de gestion de ces différents responsables politiques dont chacun constitue parfois, et à lui seul, une « vraie » école.
Autrement dit, depuis trois décennies, compte tenu de notre indulgence, évidemment, nous avons continué à accorder toute une confiance à tous ceux qui se sont succédé jusqu’ici à la mairie de Rosso, à tous ceux que nous avons su apprécier, estimer et aimer, pour en fin de compte les élever, d’une manière ou d’une autre, au rang des hommes intègres et fidèles à leurs promesses.
Nous avons massivement voté pour eux en 1986 ; en 1991 ; en 1996 ; en 2001 ; en 2006, et en 2013. En tout cas, chacun d’entre nous se trouve aujourd’hui plus ou moins libre de faire de la situation actuelle de cette commune l’analyse qu’il voudra.
Des responsables ayant eu la charge de la gestion et certains de leurs acolytes ne manqueront certainement de nous tenir le vulgaire discours que nous connaissons presque tous et auquel certains opposants aux différents régimes nous ont habitué, à savoir : « Nous voulons bien faire, mais nous sommes freinés dans nos activités par l’État, du fait de notre statut politique ».
Un argument qui ne pourrait d’ailleurs convaincre du fait que tous ces responsables précités jusqu’ici sont issus, soit du parti-État, soit des partis satellites du pouvoir. Par contre, certains d’entre nous pourront accepter ou rejeter, par une formule de bonne courtoisie, que des responsables qui ont eu la gestion de la commune de Rosso se soient simplement trompés dans leurs projections.
D’autres, par contre, avec une formule de moindre politesse, pourront dire que ces responsables nous trompaient depuis plus d’un quart de siècle. Personnellement, pour une question de subjectivité et non d’objectivité, je pourrais bien comprendre ceux qui soutiennent l’idée selon laquelle tel responsable a fait mieux qu’un tel autre.
Cependant, et sans ambages aussi, je n’hésiterais pas à dire que la gravité de la situation actuelle et les risques auxquels s’expose cette commune constituent tant de preuves concrètes pour que nous arrivions à comprendre que la continuité sans le changement nous paraît être une option suicidaire.
Mais enfin, ne pensez-vous pas qu’il est temps que nous reconnaissions nos erreurs du passé et qu’en conséquence nous veuillons prendre conscience du terrible danger qui nous guette ? Pour plusieurs autres raisons encore, ne pensez-vous pas que nous sommes tous interpellés pour faire face à nos responsabilités, et que nous ne devons pas perdre de vue cette notion de différence entre lumière et obscurité ?
Évidemment, tant d’interrogations auxquelles j’aurais bien voulu apporter quelques réponses ou précisions sans uniquement me contenter d’effleurer les quelques questions évoquées ou soulevées. Nonobstant le constat fait, je serais, pour le moment, dans l’obligation de m’abstenir de tout commentaire supplémentaire.
À suivre.
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Source :
Haimeda Magha
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