Abou Cissé - Mohamed Ould Hassan, Mohamed Ould Brahim et Tah Ould M’bareck ont raté leur fête d’Al Aid dernier. Ils venaient juste de voler deux beaux béliers du Marbatt du 6ème lorsqu’ils furent épinglés par une patrouille d’El Mina 1.Le trio avait déclaré vouloir se rendre à la plage pour laver les béliers lorsque les policiers leur demandèrent où allaient-ils à cette heure de la nuit, il faisait 3 heures du matin, avec leurs moutons.
Pas du tout convaincus par leurs explications, les policiers les embarquèrent, les moutons avec vers le marché aux bétails. Là, ils découvrirent un attroupement. Un homme vociférait, criant qu’on venait de le dépouiller de ses deux béliers.
Les policiers lui demandèrent de leur décrire ses moutons volés. Sa description tombait exactement sur les deux béliers qu’ils venaient de capturer en compagnie du trio. Lorsqu’on lui montra les deux moutons, et qu’on lui demanda si c’était les siens, il perdit la voix. « Oui, ce sont mes bêtes ! » s’écria-t-il.
Et d’une mine méchante, il regarda les trois voleurs assis derrière le véhicule en leur adressant quelques unes de ses crudités. Rendez-vous lui fut donné le matin au Commissariat. Là, une confrontation l’attendait avec les voleurs qui ne se fatiguèrent même pas à nier leur forfaiture. Leurs parents et proches étaient sur place et demandaient un arrangement à l’amiable. Ce dont le plaignant n’était pas contre, à condition qu’on lui paye deux autres béliers qu’on lui avait volé et dont il ne trouva trace, estimant que le trio devait en être les auteurs.
Les parents acceptèrent de payer le prix des deux autres béliers. Mais malgré cet arrangement à l’amiable, le Procureur décida tout de même de les poursuivre pénalement et ordonna leur mise sous écrou. Les béliers volés furent restitués à leur propriétaire.
Abou Cissé
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