mardi 18 août 2015

18-08-2015 08:29 - Affaire de concubinage: Entre le Procureur et le juge d’instruction, la Chambre d’Accusation devra trancher


Affaire de concubinage: Entre le Procureur et le juge d’instruction, la Chambre d’Accusation devra trancher Abou Cissé - La Chambre d’Accusation devra trancher entre le juge d’instruction et le Procureur dans une affaire de concubinage où le premier avait accordé une liberté sous contrôle judiciaire auquel le Représentant du ministère public avait opposé son véto, estimant que le couple doit être jeté en prison.

En effet, l’histoire en question concerne deux jeunes maliens, Ibrahima Diakité et Fatimata. Lui est commerçant résidant à la Sebkha, elle une bonne à Tevragh-Zeine qui vit à la Socogim PS.

Les deux jeunes filaient le parfait amour. Ibrahima n’épargnait rien pour gagner chaque jour le cœur de sa dulcinée, allant jusqu’à s’occuper du moindre de ses désirs. Par exemple, il avait amélioré le confort de la chambre que Fatimata occupe à la Socogim PS.

Il avait promis de la demander en mariage. Chaque soir, il quittait Sebkha pour passer la nuit avec elle. Il trouvait toujours les bons arguments pour repousser l’échéance de leur mariage. Puis, subitement surgit sa jalousie.

Il commença à maltraiter la jeune fille, à la battre pour un salut, un sourire fait à un autre garçon. D’une beauté exceptionnelle, certains curieux du Palais de Justice présents lors de leur comparution n’ont pas hésité à lui donner raison. «Une telle perle, je n’accepterais même pas qu’elle sort dans la rue » commenta l’un d’eux. C’est finalement la fille, excédée par ses violences, qui porta l’affaire au Commissariat du Ksar 2.

Cheikhna, le chef de la P.J, Bollé, Bâ Saïdou et Khalidou Thiam s’occupèrent de l’enquête préliminaire. Ibrahima est arrêté et le mardi matin, lui et Fatimata sont conduits au Parquet de la République du tribunal de Nouakchott, l’Empire Islamique des Sables. Après les avoir entendus, le Procureur les envoya devant le juge d’instruction qui les libéra sous contrôle judiciaire. En toute apparence, le Procureur n’était pas de cet avis. Pour lui, il s’agit de cas d’immoralité et de relations illicites dont les auteurs sont passibles de la prison.

Il s’opposa à la décision du juge et l’affaire est actuellement pendante devant la Chambre d’Accusation qui doit statuer qui du juge ou du Procureur détient la bonne décision. Affaire à suivre.

Abou Cissé



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Source : Abou Cissé

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire