mercredi 15 octobre 2014

Moussa goutte enfin à la prison, après les moult intercessions maternelles


mercredi 15 octobre 2014

Cette fois, Moussa Bâ, l’enfant gâté de la famille, a été fourgué en prison malgré les larmes et les suppliques de sa mère. Le commissaire de Sebkha 3, Mohameden et ses limiers, le brigadier chef Sy, les agents de police MBodj et Bounena, avaient en effet mare des va-et-vient incessants de Moussa Bâ qui maintenaient ses zizanies et s’en sortaient toujours à cause des lamentations à n’en pas finir, des suppliques déchirants et des larmes torrides de sa mère, qui promettait chaque fois que son fils allait se rectifier. Mais hélas, dès qu’il sortait du commissariat, Moussa Bâ reprenait ses menaces de mort contre sa mère, et marchait sur elle, arme blanche aux poings, ce qui contraignait les membres de la famille à intervenir et aux voisins de débarquer, ameutés par les cris d’horreur.
Et ça se terminait toujours au commissariat de Sebkha 3. La mère intervenait et Moussa Bâ, bien remonté par les policiers, revenaient à la case départ. Mais cette fois, les policiers en avaient marre. Ils le déférèrent au parquet de la République où le Procureur de la République était bien au fait de ses agissements. Sa mère et l’une de ses sœurs étaient présentes au moment où Moussa comparaissait. Sa mère le rejoindra sur le banc où il était assis encadré par deux policiers pour lui demander de rester poli et qu’elle fera tout pour plaider sa cause auprès du Procureur. Mais pour toute réponse, il siffla en s’adressant à elle : « quel que soit ce qui va se passer, je te tuerai, que je sois libéré tout de suite ou que j’aille en prison ! » Moussa Bâ fut interrogé par le Procureur, puis le juge d’instruction du 6ème cabinet qui le fit déposer en prison. Sa mère était au bout du désespoir.
Elle a déclaré avoir tout fait pour éduquer son fils et lui faire prendre le bon chemin comme ses frères et sœurs, mais il lui a tenu tête. Depuis qu’il est en prison, la pauvre maman semble même avoir élu domicile près de la prison. Elle partage ses journées entre ses visites à la prison de Dar Naïm, parfois sans possibilité de rencontrer Moussa, et entre le Palais de justice où elle tente de lui arracher une liberté provisoire. Pour le moment, les juges refusent d’accéder à ses demandes.
Abou Cissé

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire