20-07-2014 07:00 -
Ahmed Bezeid Ould Beyrouck - L’Etat doit rompre avec la politique politicienne et entamer les discussions “sérieuses” avec toutes les forces vives de la nation pour l’élaboration d’une bonne politique économique pour l’intérêt de la nation.
Toute la question économique de la Mauritanie repose
sur un principe : les relations avec les banques, les relations
interbancaires et les relations du taux d’intérêt actuel du crédit. Le surenchérissement du coût de la vie va aller crescendo, car les difficultés économiques de la Mauritanie reposent sur « les taux d’intérêts prohibitifs » que les compagnies bancaires appliquent sur le crédit octroyé aux mauritaniens. L’économie mondiale vit avec les relations financières bancaires. Il est inadmissible que la Mauritanie reste le pays de la sous région où le taux d’intérêt va de 25 à 36% et ce sur un terme très court.
C’est ce taux d’intérêt qui enrichit toute banque installé en Mauritanie et, aucune économie concurrentielle ne peut tenir dans ces conditions. Le taux d’intérêt imposé à notre pays serait le triple du taux usuel mondial.
La Mauritanie continuera à être dans la misère éternellement tant que, ensemble, avec les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb Arabe, nous ne nous attaquerons pas à la question bancaire ce problème constitue la racine et le trompe de toutes les branches de notre misère.
La cherté du loyer à Nouakchott et à Nouadhibou, la hausse des denrées alimentaires et la crise financière des industries, la résultante des taux d’intérêt prohibitifs des banques. Lorsque vous empruntez 50 millions à une banque pour construire une maison à Nouakchott ou à Nouadhibou et que vous devez rembourser sur quatre ans ou cinq à un taux d’intérêt de 36 pour cent, vous ne pouvez pas la louer à prix bas.
A cet effet les propriétaires d’immeubles pour amortir sur cinq ans se retrouvent obligés de fixer le loyer proportionnellement à l’échéance du remboursement du crédit de la banque. « Ce n’est pas possible, on ne peut pas baisser le loyer ».
Le même emprunt de 50 millions est prêté en France sur vingt cinq ans à 4% de taux d’intérêt ou au Sénégal à 16%. L’Etat doit rompre avec la politique politicienne et entamer les discussions ‘’ sérieuses ‘’ avec toutes les forces vives de la nation pour l’élaboration d’une bonne politique économique pour l’intérêt de la nation.
Ahmed Bezeid Ould Beyrouck
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Ahmed Bezeid Ould Beyrouck
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