mercredi 30 juillet 2014

International /le proche orient, Maghreb et l’Afrique de l’ouest, des zones de turbulences oubliées.

30-07-2014 07:45 -

International /le proche orient, Maghreb et l’Afrique de l’ouest, des zones de turbulences oubliées. Le panorama politique de l’Afrique de L’Ouest, du Maghreb et du Proche Orient se présente entre plaies béantes, éclaircies et nouvelles menaces après celles qui planent déjà sur le monde, elles sont des zones de turbulences oubliées. Rétrospective.

Même des avions nous tombent sur la tête, abattus par des fous de la violence des armes, à l’image du MH 17 néerlandais « descendu » par un missile russe en Ukraine il y a une dizaine de jours, ou par un dieu très en colère contre son monde qui lâche sa foudre sur nos avions, comme celui de Air-Algérie tombé au Mali après avoir quitté le Burkina-Faso, la série noire de ces avions qui tombent avec leur lot de morts s’est poursuivie avec la chute d’un bombardier militaire en Lybie.

Comment se présente le visage de cette partie du monde ? Du proche orient en passant par le Maghreb et cette partie de l’Afrique de l’Ouest, c’est la question qui est au centre des discussions nos élites internationales, sur demande des Pays Bas et de l’Australie, l’Union Européenne propose des sanctions contre la Russie.

Au proche orient, Netanyahou promet une guerre longue aux palestiniens dont le nombre de morts a dépassé le mille. Tout proche de nous, des puits pétroliers libyens sont en flamme. De l’observation de ces faits en passant par leurs justifications et émotions, tout ce chaos cadre-t-il avec des mesures verbales prises au niveau international ? Non ! La politique au sommet est faite d’alliances, d’alternance, de majorité et d’opposition mais aussi d’intérêts.

Soumettons le mot « politique » à la critique de plusieurs penseurs à l’image d’Aristote pour qui la politique est un métier qui s’apprend, Machiavel la conditionne à la force, le respect des lois et la ruse. Thomas Hobbes lui, arrache aux individus leur liberté naturelle au profit du souverain, John Locke érige des bornes au pouvoir politique, Rousseau, théorise la conciliation de la liberté à l’obéissance de la loi.

Pour Confucius, « Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner un Etat ? ». Sans chercher à savoir qui des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb Arabe a su se gouverner soit même, scindons le paysage politique de ces deux régions en deux périodes : de l’indépendance à 1990 et de 1990 à nos jours.

La première tranche est celle des partis uniques, des coups d’Etat lancés par le Togo en 1963 et des programmes d’ajustement structurel prescrits par le Fonds monétaire international (FMI). A partir de 1990, s’ouvre l’ère des contestations de l’ordre des pouvoirs de fer. Les conférences arrivent et balaient les partis uniques. Le vent de l’alternance souffle un peu partout. Une décennie plus tard, les coups d’état reprennent du poil de la bête. La Côte d’ivoire qui jusqu’ici faisait avec le Sénégal figure d’exception tombe. La Guinée Bissau, renoue avec la violence d’Etat. En 2009, l’armée guinéenne interrompt le pouvoir corrompu de Lansana Conté décédé.

Un an plus tard, un groupe d’officiers finit par écarter Mamadou Tandia dont le mandat a expiré et qui voulait changer la constitution pour se maintenir. Trois ans après, un certain 23 juin 2012 le peuple sénégalais manifestait son désaccord total avec l’ancien président pour ensuite le défaire à travers les urnes à la présidentielle.

L’Afrique de l’Ouest reste tout de même sous le pinceau des conflits terroristes au sahel, une menace que même la présence française n’a pu annihiler.

Au Maghreb, le printemps arabe aura à son actif la chute de trois dictateurs et une instabilité toujours actuelle. La démocratisation tant souhaitée n’est pas encore au rendez-vous dans les pays maghrébins accusés de l’importation des modèles arabes et de la mise à l’écart de la logistique culturelle maghrébine qui pourtant est riche et variée.

Le diagnostic de cette flopée de maux, avec des menaces toujours réelles, c’est l’interrogation des habitants de ces zones en conflits sur la gestion de leur drame sous régional et qui ne semble figurer dans l’agenda des instances internationales, des plaies béantes subsistent.

Et de nouvelles meurtrissures hélas apparaissent tant au niveau du Proche Orient, du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, ou l’incohérence au niveau international sur ces questions importantes parmi tant d’autres, sont devenues des banalités. Les habitants de ce triangle sont pour la plupart déjà explosés à une explosion sociale aux conséquences dramatiques : la mort et l’exil.

ADN




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