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« Pérenniser le progrès humain : réduire les vulnérabilités et renforcer la résilience »
Le
RDH 2014, intitulé « Pérenniser le progrès humain :
réduire les vulnérabilités et renforcer la résilience », a été lancé le
jeudi 24 juillet 2014 à
Tokyo (Japon) par le Premier Ministre du
Japon, SEM. Shinzō Abe, et l’Administrateur du
PNUD, Mme
Helen Clark.
Le Rapport indique qu'entre 2000 et 2013, l'Afrique subsaharienne a connu le second taux le plus élevé de progression sur l'
Indice de développement humain (IDH), qui combine les avancées dans les domaines du revenu, de la santé et de l'éducation. Le
Rwanda et l'
Éthiopie ont connu la croissance la plus rapide, suivis par l'
Angola, du
Burundi, du
Mali, du
Mozambique, de la République unie de
Tanzanie et de la
Zambie.
Malgré ces progrès, l'
Afrique subsaharienne est la région la plus inégalitaire au monde, selon le coefficient d'inégalité du
PNUD.
Selon le rapport, près de 585 millions de personnes, soit l'équivalent
de 72% de la population du continent, vivent en situation de pauvreté
multidimensionnelle – marquée par des carences cumulées en matière
d'éducation, de santé et de niveau de vie – ou risquent de retomber dans
la pauvreté.
Ces groupes ne connaissent en général aucune amélioration de leur niveau
de vie parce que leur participation politique, leurs moyens d'existence
et d'accès aux services sociaux de base sont limités. De plus, même
sortis de la pauvreté, ils seraient susceptibles d’y retomber dans à la
faveur d’une crise.
Ces disparités ont un impact sur la durée de vie des individus, voire de
communautés entières, en fonction de leur sexe, de leur appartenance
ethnique, de leur situation géographique et d'autres facteurs. Par
exemple, la région présente les plus fortes disparités du monde en
termes de santé et d'importantes inégalités de genre en termes de
revenu, de niveau d'éducation et d'accès aux services de santé
génésique.
À noter qu’on peut cumuler les vulnérabilités au cours d'une vie. Le
Rapport affirme que les politiques visant à améliorer les perspectives
d’avenir des personnes doivent porter une attention toute particulière à
des périodes de vie spécifiques. Par exemple, ces politiques devraient
investir dans les services à la petite enfance, l'emploi des jeunes et
le soutien aux personnes âgées.
Le Rapport sur le développement humain indique que la prévention des
chocs et la promotion des perspectives pour tous – en particulier les
populations les plus exposées aux risques – peuvent permettre de réduire
les vulnérabilités et de renforcer la résilience de manière efficace.
« L’éradication de la pauvreté ne se limite pas à atteindre un taux de pauvreté zéro, mais à le maintenir. », a indiqué l'Administrateur du
PNUD Helen Clark en
exergue du rapport, ajoutant que l'accent sur la résilience est
extrêmement pertinent dans le cadre du débat actuel sur le programme de
développement pour l'après-2015.
Les efforts pour renforcer la cohésion sociale dans des zones de conflit
peuvent entraîner des réductions du risque de conflit à long terme,
tandis que les systèmes d'alerte précoce et la réactivité des
institutions peuvent atténuer les impacts des catastrophes naturelles.
Le rapport cite les exemples de dispositifs de paix au
Ghana, au
Kenya et au
Togo, dont le but est de faciliter le dialogue et d’assurer une médiation entre les communautés pendant les élections.
De plus, le rapport soutient que les politiques d'égalité d'accès à
l'emploi, aux soins de santé et à l'éducation ont un rôle important à
jouer dans la promotion d’un développement durable et équitable.
Notant que 77% de la population du continent, des jeunes pour la
plupart, est en situation d'emploi précaire, le rapport encourage les
pays d'
Afrique subsaharienne à adopter des politiques
visant au plein emploi et à s'assurer que la croissance économique soit
génératrice d'emplois, tout en portant une attention particulière à la
qualité et la sécurité de ces derniers.
La création d'emplois
décents demeure d'une importance cruciale pour obtenir une réduction
substantielle de la pauvreté et le renforcement de la cohésion sociale.
Conscients de ces défis, les auteurs du rapport encouragent vivement les
pays à entamer une transition depuis l'agriculture vers l'industrie et
les services, tout en soutenant des investissements aux infrastructures
et à l'éducation de sorte que
« le secteur formel intègre progressivement toute la force de travail ».
De plus, les régimes de protection sociale tels que l'assurance-chômage
et les retraites, la couverture de santé universelle et les transferts
de fonds, peuvent aider les individus et les communautés à traverser des
périodes difficiles et à investir dans l'avenir.
Par exemple, l'allocation de soutien à l'enfant en
Afrique du
Sud a contribué à réduire le taux de pauvreté parmi la population infantile, tandis qu'au
Mozambique, des législations progressistes ont permis d'améliorer l'accès à la terre pour les communautés pauvres.
Les auteurs du rapport ajoutent que les institutions de gouvernance
réactives et responsables sont essentielles pour combattre le sentiment
d'injustice, de vulnérabilité et d'exclusion qui peut alimenter le
mécontentement social, tout en améliorant la prestation des services à
toutes les populations. Si répondre aux urgences est fondamental,
renforcer la résilience exige des efforts complets pour renforcer la
prévention.
Enfin, le rapport préconise une meilleure coordination pour réduire les
aux vulnérabilités dont l’origine et la portée se font de plus en plus
ressentir au niveau mondial.
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Le Rapport sur le développement humain est une publication du Programme des
Nations Unies pour
le développement indépendante sur le plan éditorial. Pour le
téléchargement gratuit du Rapport sur le développement humain 2014 et
des documents de référence supplémentaires sur ses indices et ses
implications spécifiques à chaque région, veuillez vous rendre sur le
site : http://hdr.undp.org
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Moussa Sidi Ba, Chargé de communication
PNUD-Mauritanie (moussa.ba@undp.org)
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