dimanche 30 mars 2014

Larmoiements d'une plume : Et quoi encore… ?

30-03-2014 10:45 -

Larmoiements d'une plume : Et quoi encore… ? Ely Salem Dayeme - Les vagues déferlantes d’apostasie qui ont secoué ces derniers temps le pays, en l’absence de toute prophylaxie, et qui ont fait couler des océans de larmes aux crocodiles de tout bord, n’en continuent pas moins à faire des vagues dans les esprits.

Le bal fut bêtement ouvert par l’article blasphématoire, dans lequel l’auteur banni de l’Islam a essayé d’empiéter sur le rang du messager d’Allah, (p s l) ce qui n’a pas manqué de faire saigner le cœur à tous nos braves croyants locaux.

A peine les premiers effets de surprises passés, et voila qu’un autre disciple – pas de Satan cette fois- mais bel et bien du charismatique chef de file des islamistes du coin, se mit en devoir de rosser son maître de coups, pour parait-il une affaire d’enfant à légitimer.

Le saint homme qui a porté pendant plusieurs jours sur le corps les traces de coups et blessures, ne dû son salut qu’à un autre disciple qui s’interposa entre lui et son agresseur. Sur cette mésaventure la rue, devenu pour l’occasion plus royaliste que le roi, a fait un haro sans précédent, qui a presque relégué – l’air du temps oblige- le premier événement au second rang. Alors que l’intéressé même et ces ouailles ont préféré passer l’incident sous silence en observant à son propos un mutisme de mort.

Ceux qui croyaient la bourrasque passée n’en sont pas au bout de leur peine, de la voir revenir en force, avec cette fois quatre fantômes trois noirs et un blanc. Seul témoin à les avoir vus un môme à peine plus âgé qu’un élève de la maternelle avait tellement donné de détails sur leurs signalements qu’il serait impossible de les distinguer des autres membres de leur clan.

Les quatre apparitions, - toujours selon la version du gavroche qui a le bagou, et qui sera un peu plus tard à la base de deux autres versions, l’officielle et l’officieuse, - avaient leur bagnole de laquelle ils étaient sortis, avant de s’introduire dans la mosquée pendant l’entre-deux-prières.

Il s’en suit en suite les baratins servis par les deux côtés, qui ne sont pas allés du dos de leurs cuillères pour accréditer chacun sa propre version des faits, sur les déchiquetures des exemplaires du Mouçhaf Echerif, trouvées éparpillées un peu partout dans la coure de la maison d’Allah.

Même si nous reconnaissions à ces trois événements, qu’ils ont eu pour catalyseur commun leur spontanéité, il reste que cette dernière ne saurait dérober au regard scrutateur de l’observateur avisé qu’ils sont peints aux couleurs de l’intégrisme politico-religieux. Jugez-en par vous-même !

a) Dans le premier cas la couleur dominante était celle de l’exclusion. Là un petit groupe de quelques dizaines d’illuminés qui comptait parmi ses pontes un dealer connu de la pègre, et des flics des stupéfiants, s’est arrogé le titre de « Ahbabs Arrassoul » (psl) littéralement les biens aimés du prophète, excluant du coup tous les autres avant d’appeler à la mise à mort de l’impétueux auteur, puis à l’embargo sur les portables Samsung, et les produits « Tiviski.» Deux sociétés dirigées par les fils d’un avocat de la place qui a depuis appris à veiller au grain.

b) Le deuxième événement
était sous la couleur nébuleuse de « Djihad par le sexe.» Je suis peut-être superstitieux, et cela suffirait pour que je ne m’y attarde pas sur un sujet, qui paraît-il est le plus sûr moyen de se retrouver l’hôte d’une ladrerie avec en perspective le bacille de Hansen sous la peau, ou mieux encore en tôle, si des fois l’Etat veut se concilier les bonnes grâces des islamistes.

On raconte ici qu’une jeune fille qui aurait voulue naïvement joindre l’utile à l’agréable, s’est retrouvée contre toute attente de l’autre côté de la légitimité, avec sur les bras ô comble de malheur, un enfant qui n’a pas observé dans sa venue au monde les règles de bienséance.

Pour rétablir l’honneur déjà à genoux, un parent de cette dernière somme le Cheikh avant de le tabasser de revenir à des sentiments meilleurs, mais le Mollah qui ne possède pas une liste complète de son bataillon aphrodisiaque persiste et signe non, avec la meilleure bonne fois du monde, avant de recevoir une pluie de coups de tête, et de coups de poing question peut-être de couper avec la monotonie des coups de cœur, et des coups de foudre.

c) La mort était la couleur de ce troisième événement, par lequel on a essayé d’introduire dans nos mœurs la notion du « martyre politique, » qui a fait payer un lourd tribut aux économies des pays du printemps arabe, et a même fait perdre à quelques uns d’entre eux et pour un temps plus ou moins long leurs structures d’Etats viables.

Une foule répondant de manière soit disant spontanée à l’appel de protestation contre le déchiquetage du Mouç’haf, avait nuitamment marché sur le palais présidentiel, la chose aurait pu passer inaperçu n’eut été l’heure avancée de la nuit.

Habitués à être reçus par le président entouré de ses collaborateurs, nos marcheurs nocturnes furent fort surpris de se retrouver cette fois nez à nez avec un bataillon des forces anti-émeute qui leur a tenu un discours qui a fait couler toutes les larmes de leurs yeux, avant de leur faire rebrousser chemin à vive allure, et dans la plus grande confusion.

Le lendemain matin la violence aurait atteint son paroxysme, et après la casse et le saccage des centres commerciaux de la capitale, on se retrouve du côté de la rue avec un solide butin, plus un mort et plusieurs blessés. Comme il l’avait toujours fait dans le passé le malheur des uns continue de nos jours à faire le bonheur des autres.

Ely-Salem Ould Abd-Daim

Tel portable 22 33 00 74





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