26-03-2014 08:30 -
Le Rénovateur Quotidien - Des cas suspects pouvant être des cas de fièvre Ebola ont été repérés au Liberia, selon les autorités locales. En Guinée, une épidémie de cette fièvre mortelle a été déclarée. Quatre-vingt-sept cas suspects de fièvre hémorragique virale ont été signalés, dont soixante-et-un décès. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) précisait que seuls treize cas ont été à ce jour formellement confirmés, également par des laboratoires comme étant Ebola.
C’est devant cette propagation de l’épidémie que la Mauritanie a décidé, dans le cadre de mesures préventives urgentes de fermer certains points de passage sis sur ces frontières avec des Etats de l’Afrique de l’Ouest susceptibles d’être un terreau fertile à cette maladie meurtrière, du fait des faiblesses des moyens de prévention et de la forte mixtion des peuples subsahariens.
Selon des sources deux points de passage frontaliers au moins ont été fermés au niveau des villes de Judrel Mohgen et de Likseiba sur la rive droite du fleuve Sénégal, suite à l’apparition de l’épidémie de la fièvre d’Ebola en Guinée, pays frontalier du Sénégal. L’épidémie a tué 59 personnes en Guinée.
On se souvient, en septembre 2012, une fille répondant au nom de Mariam Mint Brahim, une fille de 17 ans était décédée suite à une forte fièvre et une hémorragie au niveau de la bouche et du nez au village de Ounweije relevant de la commune de Magta-Lahjar dans la Wilaya du Brakna (sud Mauritanie). Des sources médicales avaient suspecté à l’époque une fièvre hémorragique d’Ébola.
La fille avait été évacuée de son village à l’hôpital de la Wilaya de l’Assaba où elle avait perdu la vie. Un échantillon de son sang avait été envoyé à Nouakchott pour d'autres analyses plus approfondies.
La fièvre hémorragique Ébola porte le nom d'une rivière passant près de la ville de Yambukuen à la République démocratique du Congo où elle a été découverte en septembre 1976.
La maladie se caractérise par une montée de fièvre hémorragique et des maux de tête et de gorge accompagnés de diarrhées, des vomissements et des éruptions cutanées. Elle peut aboutir à une insuffisance rénale et hépatique. Le virus d’Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets infectés.
Dernier bulletin sur l’épidemie en Afrique de l’Ouest.
Après la Guinée frappée par des cas de fièvre hémorragique, dont celle provoquée par le virus Ebola, c'est au tour du Liberia d'être touché a priori par l'épidémie. Six cas suspects d'Ebola ont été détectés lundi au Liberia , dont cinq mortels.
L'OMS tire la sonnette d'alarme mais reste prudente. Il faut bien faire la distinction entre les cas « confirmés » et les cas « suspects » pour éviter toute panique et bien adapter la réponse sanitaire à la situation.
Pour Tarik Jasarevic, porte-parole de l'OMS, l'existence de l'épidémie est certaine puisqu'elle a été confirmée par un laboratoire : « On parle de cas suspects tant que ce n’est pas confirmé car il y a des maladies qui peuvent avoir comme résultat les mêmes symptômes ».
Il faut donc faire attention aux mauvaises interprétations, insiste Tarik Jasarevic . «Ce qui est important au-delà des chiffres, c’est de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour contenir cette épidémie et pour qu’il n’y ait justement pas une transmission au-delà des frontières ou au-delà de la région qui a été affectée à en premier lieu ».
L'OMS confirme qu'elle travaille activement avec les autorités de la région, et notamment en Guinée, pour apporter son soutien aux autorités qui ne savent pas nécessairement comment s’y prendre. C'est en effet la première fois qu’il y a une épidémie d'Ebola en Guinée.
Pas de traitement mais un isolement des malades.
Il n'existe pas de traitement pour cette fièvre très contagieuse. Les seules moyens d'action sont la prévention de la propagation, et c'est ce à quoi s'attellent les autorités guinéennes.
Pour tenter d'éviter la propagation de la maladie, il est nécessaire de mettre en place des mesures et des protocoles précis, explique le porte-parole de l'OMS : « Il s’agit notamment d’établir les endroits d’isolement pour les cas confirmés, d’apporter des soins à ces cas-là.
Il s’agit de trouver les contacts des personnes qui ont approché les cas confirmés, car la fièvre hémorragique d’Ebola est très contagieuse. Elle se transmet assez rapidement. Il faut qu’on suive ces cas pour voir s’ils développent des symptômes. Il faut aussi qu’il y ait des capacités de laboratoire pour confirmer les cas ».
Md O Md Lemine
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Source :
Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)
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