lundi 24 février 2014

Depuis
près d’un mois, notre pays préside aux destinées d e l’Afrique. Sur le
terrain cela ne se ressent pourtant pas. Après la cooptation de notre
chef d’Etat à la tête de l’Union africaine, nous étions nombreux à nous
attendre à une reformulation de notre politique et à une redéfinition de
la Mauritanie. En effet, l’occasion est bel et bien offerte à notre
pays de sortir de ses frontières de s’ouvrir à l’extérieur et de
s’affirmer dans le concert des nations. Comme au temps du père de la
Nation qui avait profité de son statut de président de l’Organisation de
l’Unité africaine pour porter le message de la Mauritanie.
Nous nous rappelons encore du moment où la Mauritanie était la porte de passage obligatoire pour l’Afrique noire. Nous nous rappelons du moment où nous étions l’un des géants d’Afrique et du Tiers-Monde et pesions un poids considérable dans le groupe des Non alignés. C’était la belle époque où les relations entre nos leaders se mesuraient à l’aune de leurs excellents rapports professionnels, voire scolaires. Depuis, des considérations particularistes se sont invitées dans notre environnement.
Ceux qui ont pris le pouvoir s’y sont agrippés, refusant toute concession.
Aujourd’hui, la fièvre de l’amour à s’identifier à d’autres expériences pas forcément porteuses, nous a poussés à détruire les fondements les plus élémentaires d’une diplomatie digne de respect. Nous avons, le cas échéant, privilégié une diplomatie de suivisme aveugle et sans objectifs autres que ceux d’exclure une partie de notre peuple, de plaire à des maîtres et à des puissances aussi hypocrites que malveillantes. Il faut prendre garde.
Ayant noué des alliances contre nature, nous serons forcément conduits à terme, à collectionner les bêtises et à récolter la dérision des autres. Pourvu seulement que cela ne soit pas
Fatimetou Mint Cheik
Nous nous rappelons encore du moment où la Mauritanie était la porte de passage obligatoire pour l’Afrique noire. Nous nous rappelons du moment où nous étions l’un des géants d’Afrique et du Tiers-Monde et pesions un poids considérable dans le groupe des Non alignés. C’était la belle époque où les relations entre nos leaders se mesuraient à l’aune de leurs excellents rapports professionnels, voire scolaires. Depuis, des considérations particularistes se sont invitées dans notre environnement.
Ceux qui ont pris le pouvoir s’y sont agrippés, refusant toute concession.
Aujourd’hui, la fièvre de l’amour à s’identifier à d’autres expériences pas forcément porteuses, nous a poussés à détruire les fondements les plus élémentaires d’une diplomatie digne de respect. Nous avons, le cas échéant, privilégié une diplomatie de suivisme aveugle et sans objectifs autres que ceux d’exclure une partie de notre peuple, de plaire à des maîtres et à des puissances aussi hypocrites que malveillantes. Il faut prendre garde.
Ayant noué des alliances contre nature, nous serons forcément conduits à terme, à collectionner les bêtises et à récolter la dérision des autres. Pourvu seulement que cela ne soit pas
Fatimetou Mint Cheik
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