mardi 25 février 2014

La
presse privée est désormais interdite d’accès à l’Assemblée Nationale.
La décision est du tout nouveau président de l’Hémicycle qui exauce par
là une vieille vengeance qu’il ruminait contre les journalistes du
secteur privé.
Le tout nouveau patron
de la chambre basse, M. Mohamed Ould Boilil, n’a pas encore digéré son
passé « sulfureux » avec la presse privée mauritanienne. La preuve ? Le
président du parlement a donné instructions aux services chargés de la
sécurité de la chambre basse d’interdire tout accès de la presse privée
mauritanienne accréditée ou non, à l’hémicycle lors des audiences
parlementaires.
Une décision inédite qui fait entorse à la constitution car empiétant sur le droit à l’information et celui de la communication. Une décision qui s’explique toutefois par l’engagement du nouveau maitre des lieux à « faire payer à la presse ce qu’il considère comme ses dérives ». An effet, alors qu’il assurait la fonction de ministre de l’Intérieur, l’homme avait été la cible de cette presse, notamment lorsqu’il avait annoncé la date des futures élections législatives avant qu’il ne soit, par le biais de cette presse, remis à « sa place », pour laisser la CENI libre de ses décisions.
On se rappelle qu’à l’époque, l’ancien ministre de l’intérieur qui avait bel et bien fixé la date desdits scrutins, s’était subitement rétracté, logeant les informations sous le couvert de la presse privée, déclarant : « des médias locaux (presse privée : NDLR) ont déformé mes propos ainsi que ceux du Président Mohamed Ould Abdel Aziz sur la question des élections. « La presse privée ne joue pas son rôle et, de surcroît, continue de tromper l’opinion publique ».

Depuis, l’homme a pris ses distances par rapport à la presse privée qu’il qualifie de « peu professionnelle et colporteur de rumeurs ». D’emblée lors des premières réunions de la nouvelle Assemblée nationale, les prémices d’un rejet de la presse se lisaient avec la décision prise par le président de l’Assemblée nationale des transformer des séances publiques en réunions fermées. Demandes avaient été formulées par lui, à l’ensemble des députés de s’efforcer de « garder les informations en leur sein, pour un meilleur fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Cheikh Oumar NDiaye
Une décision inédite qui fait entorse à la constitution car empiétant sur le droit à l’information et celui de la communication. Une décision qui s’explique toutefois par l’engagement du nouveau maitre des lieux à « faire payer à la presse ce qu’il considère comme ses dérives ». An effet, alors qu’il assurait la fonction de ministre de l’Intérieur, l’homme avait été la cible de cette presse, notamment lorsqu’il avait annoncé la date des futures élections législatives avant qu’il ne soit, par le biais de cette presse, remis à « sa place », pour laisser la CENI libre de ses décisions.
On se rappelle qu’à l’époque, l’ancien ministre de l’intérieur qui avait bel et bien fixé la date desdits scrutins, s’était subitement rétracté, logeant les informations sous le couvert de la presse privée, déclarant : « des médias locaux (presse privée : NDLR) ont déformé mes propos ainsi que ceux du Président Mohamed Ould Abdel Aziz sur la question des élections. « La presse privée ne joue pas son rôle et, de surcroît, continue de tromper l’opinion publique ».

Depuis, l’homme a pris ses distances par rapport à la presse privée qu’il qualifie de « peu professionnelle et colporteur de rumeurs ». D’emblée lors des premières réunions de la nouvelle Assemblée nationale, les prémices d’un rejet de la presse se lisaient avec la décision prise par le président de l’Assemblée nationale des transformer des séances publiques en réunions fermées. Demandes avaient été formulées par lui, à l’ensemble des députés de s’efforcer de « garder les informations en leur sein, pour un meilleur fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Cheikh Oumar NDiaye
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