mardi 9 avril 2013

Les présumés meurtriers de Rakhy Farba Gako au Parquet



Les présumés meurtriers de Rakhy Farba Gako au Parquet
Le Palais de justice deNouakchott a connu jeudi 4 avril 2013 une effervescence des jours de drame. Toute la parenté et proches deRakhy Farba Gako, connue sous le nom dePenda Sogué, s’étaient déversés dans les couloirs du Parquet de la République, où le Commissaire de Ryad 2,Oumar M’bodj et ses hommes, encadraient les trois présumés violeurs et tueurs de la jeune femme, assassinée il y a une semaine.

Une vive tension régnait dans les lieux alors que les trois prévenus, Mohamed Ould DahCheikhna Ould Abdallahi et Ahmed Ould Sidi, étaient menottés sous haute surveillance. Ils étaient accompagnés du propriétaire de la voiture volée qui aurait servi au drame, un certain Samba. Dehors, une foule surexcitée fut calmée par le Chef de Zone 2, le Commissaire Chneidra et le Commissaire M’bodj qui leur firent signifier qu’ils n’accepteraient aucun débordement et que la justice suivra son cours.

La foule disperse calment. Pendant le traitement du dossier, beaucoup d’informations auraient été démenties, notamment celles prétendant que les yeux de la fille avaient été arrachés par exemple.

Non seulement, selon l’enquête, cette information serait fausse, mais aussi, la fille n’aurait pas été tuée par une arme blanche mais simplement étranglée tout comme la Police scientifique a attesté n’avoir relevé aucune grossesse, alors que dans les informations diffusées, il était affirmé que Rakhy était enceinte de deux mois.

Au cours de son interrogatoire devant le Procureur de la République, le propriétaire de la voiture qui avait servi à l’enlèvement puis au viol et au meurtre de Rakhy, fut libéré pour la grande joie de sa famille. Les proches de la victime n’avaient pas apprécié cette libération. Mais, il s’est avéré qu’il n’avait rien à voir dans cette histoire, sa seule erreur ayant été de recruter un chauffeur dont il ignorait le mode de vie. 

A l’intérieur du couloir, la famille de la jeune femme était atterrée. Sa mère avait la tête recourbée et n’arrêtait pas de pleurer alors que des mains condescendantes tentaient de la calmer. 

Le Commissaire M’bodj, originaire de Rosso, bien connu à Nouadhibou lorsqu’il fut Chef de la PJ durant les années 90 et il avait maitrisé beaucoup de bandits endurcis, faisant beaucoup d’entre eux de quitter la ville pour se réfugié ailleurs, avait les traits tirés par des journées d’interrogatoire, pour remplir des dizaines de feuillets avec son chef, le Commissaire Chneidra

Après avoir été entendus par le Procureur et le juge d’Instruction du 5ème Cabinet, les trois présumés auteurs du crime sur Rakhy furent déposés en prison.

Abou Cissé

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