![Economie: « Faire dépenser de l’argent aux hommes, c’est ma façon de les cambrioler! » [Fac Similés]](http://176.31.236.186/media/photos/photo//sim_mauri_accueil.jpg)
Crise sociale, implosion de la majorité présidentielle, crise de confiance avec l’Opposition traditionnelle et délabrement de la situation économique, notre pays titube comme un bateau ivre. Les lendemains d’une vie publique apaisée et moralisée se sont vite effilochés par la pratique de gestion par l’actuel Pouvoir.
Dictature démocratisée? Les relents de la gestion par le Pouvoir des affaires publiques en donnent en tout cas toute la dimension. Inégalité, arbitraire, violations des lois, déni de Justice et instrumentalisation des administrations ; c’est le lot quotidien des mauritaniens.
Dans le dernier rapport du SIM et malgré la chute des prix de denrées de première nécessité à l’internationale, cela n’a aucune incidence sur notre pays. La hausse des prix se maintient. Pire encore, « la sécurité alimentaire à court terme des ménages vulnérables devrait se détériorer dans les mois à venir...
...avec l’installation prochaine de la soudure (avril-septembre) et compte tenu aussi de la détérioration des moyens d’existence comme suite de la crise alimentaire 2011/2012 » conclut le dernier bulletin sur les marchés (des denrées alimentaires) conjointement publié par le Csa, le Pam, FEWSNET et ACF.
A quelques rares exceptions –hommes du sérail- les mauritaniens déchantent des promesses d’assainissement, de moralisation, de transparence, d’équité… Tout ce lexique a fondu comme glace au soleil en quelques mois de gestion opaque du Pouvoir. Des choix économiques hasardeux qui transpirent l’affairisme. Des scandales étouffés à l’aune d’intérêts égoïstes. Une ambiance de vécu sous l’ancien régime.
Face à la liberté assurée aux médias l’impact de la dénonciation des scandales, chaque jour, étalés et n’épargnant même pas les plus hautes sphères de l’Etat, le pays continue indéfiniment sa descente aux enfers dans une ambiance d’indifférence notoire des décideurs.
Pire encore, pendant que le pays vit ces travers, et que la menace pèse sur le monde rural, les scandales de malversations et de gestion scabreuse du pays sont banalisés. Circulez, il n’y a rien à voir.
Pendant ce temps donc, des prélèvements directs par la BCM sur les comptes du trésor publics (10 milliards), en violation des procédures de dépenses publiques, sont dénoncées (voir fac-similés). Les affectations restent un mystère. Mais c’est la présidence qui en a donné ordre au Gouverneur de la BCM. Des marchés de gré-à-gré sont ficelés (fac-similé) et jamais livrés.
L’audit 2012 de la BCM révèle des anomalies dans sa gestion. Elle est même instrumentalisée pour décapiter la GBM et dérouler le tapis rouge pour de nouvelles banques sans aucune garantie. Les marchés publics sont distribués à tour de bras pour une clientèle bien ciblée. Les recettes minières sont inconnues. Le défaut de déclaration par notre pays lui vaut même son retrait de l’IETI.
Dans le domaine des pêches, les licences sont réactivées en 2013 pour des chinois bien introduits et qui pourtant ne respectent pas leurs engagements d’investissements. Sans parler des scandales de détournement de deniers de l’Armée et du flou qui entoure l’achat des avions qui tombent comme des mouches.
La situation économique du pays n’est guère satisfaisante. Et ce ne sera assurément pas le dépôt des grosses entreprises auprès de la BCM (qui l’exige d’ailleurs) qui trahissent la bonne santé financière pour trois mois d’importation.
L’aventurisme et les gros projets sources d’enrichissements illicites ne peuvent camoufler les difficultés des ménages qui n’arrivent plus à joindre les bouts. L’amélioration des conditions de vue est d’ailleurs devenue une revendication «insolente» dans un pays où seuls les hommes du sérail tirent profit.
La liste des déboires économiques est longue allant des lots de terrains au profit des proches du président à sa citation dans des affaires douteuses de blanchiment d’argent. Le pays est malade alors que ceux qui sont censés le diriger ne le font que pour garnir leurs comptes de bien mal acquis. C’est désolant et la déception est à la mesure des espoirs trahis. L’habit n’a jamais fait le moine !
Et pour couronner le tout, des partis politiques dits de la majorité prennent leur distance d’un consortium à la merci d’un président qui ne sait point adopter le consensus. Pourtant, « on est (encore) dans le meilleur des mondes possibles» crient à tue-tête les « soutiens » du président. Pangloss est bien passé par là. Une politique de l’autruche qui sied bien à la déconfiture graduelle et pernicieuse engendrée par un régime, sans vision claire et qui continue dans l’improvisation la plus absolue.
Sur le front social, les contestations de l’ordre établi sont légions. On étouffe un feu alors qu’un autre couve…incandescent. L’injustice sociale due à la mauvaise gouvernance et à l’incurie fait germer des tentations. De plus en plus, des voix s’élèvent pour dénigrer et pour réclamer justice.
Incapable d’anticipation, c’est toujours le revolver sur la tempe que le régime réagit, desserre par-ci, promet par là. Mais le bâtiment prend l’eau de partout et l’écroulement – à moins d’un miracle- ne pourrait s’exorciser. Ainsi va l’évolution du pays… en marche-arrière. Tous les acquis sont balayés par l’inadvertance d’une gestion boiteuse et d’une insouciance coupable du gouvernement. Que peut-on en attendre d’ailleurs?
Aujourd’hui, comme hier, le pays est toujours la croisée des chemins…Espérons juste qu’il négociera sans fracas son prochain virage. « Faire dépenser de l’argent aux hommes, c’est ma façon de les cambrioler ! » (Louise de Vilmorin)
Dictature démocratisée? Les relents de la gestion par le Pouvoir des affaires publiques en donnent en tout cas toute la dimension. Inégalité, arbitraire, violations des lois, déni de Justice et instrumentalisation des administrations ; c’est le lot quotidien des mauritaniens.
Dans le dernier rapport du SIM et malgré la chute des prix de denrées de première nécessité à l’internationale, cela n’a aucune incidence sur notre pays. La hausse des prix se maintient. Pire encore, « la sécurité alimentaire à court terme des ménages vulnérables devrait se détériorer dans les mois à venir...
...avec l’installation prochaine de la soudure (avril-septembre) et compte tenu aussi de la détérioration des moyens d’existence comme suite de la crise alimentaire 2011/2012 » conclut le dernier bulletin sur les marchés (des denrées alimentaires) conjointement publié par le Csa, le Pam, FEWSNET et ACF.
A quelques rares exceptions –hommes du sérail- les mauritaniens déchantent des promesses d’assainissement, de moralisation, de transparence, d’équité… Tout ce lexique a fondu comme glace au soleil en quelques mois de gestion opaque du Pouvoir. Des choix économiques hasardeux qui transpirent l’affairisme. Des scandales étouffés à l’aune d’intérêts égoïstes. Une ambiance de vécu sous l’ancien régime.
Face à la liberté assurée aux médias l’impact de la dénonciation des scandales, chaque jour, étalés et n’épargnant même pas les plus hautes sphères de l’Etat, le pays continue indéfiniment sa descente aux enfers dans une ambiance d’indifférence notoire des décideurs.
Pire encore, pendant que le pays vit ces travers, et que la menace pèse sur le monde rural, les scandales de malversations et de gestion scabreuse du pays sont banalisés. Circulez, il n’y a rien à voir.
Pendant ce temps donc, des prélèvements directs par la BCM sur les comptes du trésor publics (10 milliards), en violation des procédures de dépenses publiques, sont dénoncées (voir fac-similés). Les affectations restent un mystère. Mais c’est la présidence qui en a donné ordre au Gouverneur de la BCM. Des marchés de gré-à-gré sont ficelés (fac-similé) et jamais livrés.
L’audit 2012 de la BCM révèle des anomalies dans sa gestion. Elle est même instrumentalisée pour décapiter la GBM et dérouler le tapis rouge pour de nouvelles banques sans aucune garantie. Les marchés publics sont distribués à tour de bras pour une clientèle bien ciblée. Les recettes minières sont inconnues. Le défaut de déclaration par notre pays lui vaut même son retrait de l’IETI.
Dans le domaine des pêches, les licences sont réactivées en 2013 pour des chinois bien introduits et qui pourtant ne respectent pas leurs engagements d’investissements. Sans parler des scandales de détournement de deniers de l’Armée et du flou qui entoure l’achat des avions qui tombent comme des mouches.
La situation économique du pays n’est guère satisfaisante. Et ce ne sera assurément pas le dépôt des grosses entreprises auprès de la BCM (qui l’exige d’ailleurs) qui trahissent la bonne santé financière pour trois mois d’importation.
L’aventurisme et les gros projets sources d’enrichissements illicites ne peuvent camoufler les difficultés des ménages qui n’arrivent plus à joindre les bouts. L’amélioration des conditions de vue est d’ailleurs devenue une revendication «insolente» dans un pays où seuls les hommes du sérail tirent profit.
La liste des déboires économiques est longue allant des lots de terrains au profit des proches du président à sa citation dans des affaires douteuses de blanchiment d’argent. Le pays est malade alors que ceux qui sont censés le diriger ne le font que pour garnir leurs comptes de bien mal acquis. C’est désolant et la déception est à la mesure des espoirs trahis. L’habit n’a jamais fait le moine !
Et pour couronner le tout, des partis politiques dits de la majorité prennent leur distance d’un consortium à la merci d’un président qui ne sait point adopter le consensus. Pourtant, « on est (encore) dans le meilleur des mondes possibles» crient à tue-tête les « soutiens » du président. Pangloss est bien passé par là. Une politique de l’autruche qui sied bien à la déconfiture graduelle et pernicieuse engendrée par un régime, sans vision claire et qui continue dans l’improvisation la plus absolue.
Sur le front social, les contestations de l’ordre établi sont légions. On étouffe un feu alors qu’un autre couve…incandescent. L’injustice sociale due à la mauvaise gouvernance et à l’incurie fait germer des tentations. De plus en plus, des voix s’élèvent pour dénigrer et pour réclamer justice.
Incapable d’anticipation, c’est toujours le revolver sur la tempe que le régime réagit, desserre par-ci, promet par là. Mais le bâtiment prend l’eau de partout et l’écroulement – à moins d’un miracle- ne pourrait s’exorciser. Ainsi va l’évolution du pays… en marche-arrière. Tous les acquis sont balayés par l’inadvertance d’une gestion boiteuse et d’une insouciance coupable du gouvernement. Que peut-on en attendre d’ailleurs?
Aujourd’hui, comme hier, le pays est toujours la croisée des chemins…Espérons juste qu’il négociera sans fracas son prochain virage. « Faire dépenser de l’argent aux hommes, c’est ma façon de les cambrioler ! » (Louise de Vilmorin)






Source : Mauriweb (Mauritanie)
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