Beaucoup d’encre a coulé depuis l’intervention télévisée malgré l’inactivité relative d’une élite politique qui semble être tenue en laisse par un ramadan survenu cette année en période de chaleur averée. Tout a été dit ou presque : Du plus insolite au plus objectif en passant par des sorties erratiques par ci par là et dont les auteurs ne prêtent pas attention à la nécessité de la cohérence entre le message et le porteur du message.
Cette exigence indispensable à la crédibilité du message a une signification plus grande en Mauritanie, parce que l’on n’est pas trop nombreux et on se connait tous ou presque.
L’opposition sereine et responsable n’a pas encore dit son appréciation de l’exercice de communication de ce président qui invite tous les citoyens à une liberté d’expression sans limite pendant que ses metteurs en scène sauf un (1) continuent à l’en priver allègrement à travers un reflexe qu’ils ne peuvent abandonner.
Le Président n’a pas besoin d’être un grand technicien de la finance et de l’économie pour exposer des chiffres publiés dans la perspective de convaincre d’une intensité d’activité économique, minière et halieutique notamment reconnue par diverses missions de revue duFMI comme étant conformes aux standards de cette institution.
Mais ce qui a attiré mon attention c’est que des financiers appartenant à cette opposition sereine et responsable qui a reconnu la justesse de ces chiffres n’en a pas expliqué le dessous des cartes qui ne seraient pas tellement explicités à son excellence par ses mentors qui n’ont aucun intérêt à faire découvrir le revers de la médaille pour en conserver le lustre de circonstance.
Mais je pense que ces financiers « opposants » sont maintenant plus politiques que financiers. Parce qu’ils seraient persuadés qu’aucun président, chef de file d’un système qui le met en scène ne verrait d’un bon œil qu’on démonte un artifice servant la bonne cause, qui dit en passant, est noble dans son esprit. Car, elle crée l’espoir qui peut requinquer l’activité et mobiliser davantage des citoyens qui veulent s’en sortir dans ce monde gagné par la crise financière mondiale mondialisée.
L’approche utilisée dans la présentation de l’économie concoctée pour la circonstance veut répondre à un souci de pragmatisme présidentiel qui ne veut pas perdre beaucoup de temps dans les études et la planification. Il faut aller directement en besogne.
C’est pourquoi lorsque les gestionnaires de nos hôpitaux ont demandé d’attendre que nous ayons assez de spécialistes pour l’imagerie médicale avant de s’équiper, Ould Abdel Azizs’est débarrassé d’eux pour s’apercevoir plus tard que les équipements sont là, mais les spécialistes manquent !
C’est facile, on les recrute chez les voisins au prix fort, pendant que nos rares spécialistes maison souffrent d’une rémunération quasi insignifiante qui les oblige à consacrer plus de temps aux infrastructures hospitalières privées que publiques avec un rendement en forte décroissance dans les deux sphères.
Le secteur de l’éducation, dont les résultats pourtant déterminants dans un développement durable, mais ne pouvant apparaitre qu’à très long terme a été négligé par le gouvernement duDr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf . Les dommages collatéraux de cette négligence sont multiples et n’apparaissent pas tout de suite.
Tout ce qui ne laisse pas de trace tout de suite est considéré par notre société mauritanienne traditionnellement portée sur le très court terme comme bénin. Voilà pourquoi toutes les maladies à durée importante d’incubation trouvent dans notre société mauritanienne un terreau favorable(l’hépatite par exemple..).
De même si Ould Abdel Aziz devait donner le temps aux études, il n’aurait pas approché les 70 % de taux de réussite qu’avait avancé avant lui sa ministre de la culture qui ne dispose pas de la tutelle de l’office national des statistiques, heureusement. Sinon elle nous aurait indiqué la base de données et les modèles qu’elle a utilisés pour aboutir à un chiffre aussi rond et qui laisse assez de mou au reste du mandat présidentiel.
Notre société mauritanienne en général permet à chacun d’exceller dans ce qu’il ne connait pas et lui interdit de parler de ce qu’il connait réellement. Comme ça, s’il dit une bêtise, c’est normal ce n’est pas sa spécialité. S’il réussit à convaincre il est un battant voire un génie parce qu’il semble maitriser ce qu’il ne connait pas.
Cette métamorphose latente dans notre société a donc gagné notre gouvernement pour parler de politique quand on vient dans une visite technique des services relevant de son département pour ne pas apparaître dépassé techniquement par les événements et paraitre donner un coup de pouce au Président qui est attaqué de toutes parts objectivement et subjectivement par une opposition radicale qui aimerait être à sa place.
La question que se pose tout opposant responsable, averti et vacciné ,à part l’aspect sécurité méconnu par le grand public, mais dont on peut savourer actuellement le sursis que connait notre pays, Ould Abdel Aziz a-t-il la vrai lecture des chiffres qu’il a exposé au peuple pour qu’il tienne compte des bémols multiples qu’ils recouvrent à y voir de près ?
Rien n’est moins sûr. Et ça ne doit pas être favorisé par son entourage qui le préserve jalousement contre de telles dissections trop fastidieuses pour quelqu’un qui ne s’intéresse qu’au résultat concret et immédiat comme son peuple.
(1) :Il s'agit du réalisateur mauritanien A. Cissako.
Cette exigence indispensable à la crédibilité du message a une signification plus grande en Mauritanie, parce que l’on n’est pas trop nombreux et on se connait tous ou presque.
L’opposition sereine et responsable n’a pas encore dit son appréciation de l’exercice de communication de ce président qui invite tous les citoyens à une liberté d’expression sans limite pendant que ses metteurs en scène sauf un (1) continuent à l’en priver allègrement à travers un reflexe qu’ils ne peuvent abandonner.
Le Président n’a pas besoin d’être un grand technicien de la finance et de l’économie pour exposer des chiffres publiés dans la perspective de convaincre d’une intensité d’activité économique, minière et halieutique notamment reconnue par diverses missions de revue duFMI comme étant conformes aux standards de cette institution.
Mais ce qui a attiré mon attention c’est que des financiers appartenant à cette opposition sereine et responsable qui a reconnu la justesse de ces chiffres n’en a pas expliqué le dessous des cartes qui ne seraient pas tellement explicités à son excellence par ses mentors qui n’ont aucun intérêt à faire découvrir le revers de la médaille pour en conserver le lustre de circonstance.
Mais je pense que ces financiers « opposants » sont maintenant plus politiques que financiers. Parce qu’ils seraient persuadés qu’aucun président, chef de file d’un système qui le met en scène ne verrait d’un bon œil qu’on démonte un artifice servant la bonne cause, qui dit en passant, est noble dans son esprit. Car, elle crée l’espoir qui peut requinquer l’activité et mobiliser davantage des citoyens qui veulent s’en sortir dans ce monde gagné par la crise financière mondiale mondialisée.
L’approche utilisée dans la présentation de l’économie concoctée pour la circonstance veut répondre à un souci de pragmatisme présidentiel qui ne veut pas perdre beaucoup de temps dans les études et la planification. Il faut aller directement en besogne.
C’est pourquoi lorsque les gestionnaires de nos hôpitaux ont demandé d’attendre que nous ayons assez de spécialistes pour l’imagerie médicale avant de s’équiper, Ould Abdel Azizs’est débarrassé d’eux pour s’apercevoir plus tard que les équipements sont là, mais les spécialistes manquent !
C’est facile, on les recrute chez les voisins au prix fort, pendant que nos rares spécialistes maison souffrent d’une rémunération quasi insignifiante qui les oblige à consacrer plus de temps aux infrastructures hospitalières privées que publiques avec un rendement en forte décroissance dans les deux sphères.
Le secteur de l’éducation, dont les résultats pourtant déterminants dans un développement durable, mais ne pouvant apparaitre qu’à très long terme a été négligé par le gouvernement duDr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf . Les dommages collatéraux de cette négligence sont multiples et n’apparaissent pas tout de suite.
Tout ce qui ne laisse pas de trace tout de suite est considéré par notre société mauritanienne traditionnellement portée sur le très court terme comme bénin. Voilà pourquoi toutes les maladies à durée importante d’incubation trouvent dans notre société mauritanienne un terreau favorable(l’hépatite par exemple..).
De même si Ould Abdel Aziz devait donner le temps aux études, il n’aurait pas approché les 70 % de taux de réussite qu’avait avancé avant lui sa ministre de la culture qui ne dispose pas de la tutelle de l’office national des statistiques, heureusement. Sinon elle nous aurait indiqué la base de données et les modèles qu’elle a utilisés pour aboutir à un chiffre aussi rond et qui laisse assez de mou au reste du mandat présidentiel.
Notre société mauritanienne en général permet à chacun d’exceller dans ce qu’il ne connait pas et lui interdit de parler de ce qu’il connait réellement. Comme ça, s’il dit une bêtise, c’est normal ce n’est pas sa spécialité. S’il réussit à convaincre il est un battant voire un génie parce qu’il semble maitriser ce qu’il ne connait pas.
Cette métamorphose latente dans notre société a donc gagné notre gouvernement pour parler de politique quand on vient dans une visite technique des services relevant de son département pour ne pas apparaître dépassé techniquement par les événements et paraitre donner un coup de pouce au Président qui est attaqué de toutes parts objectivement et subjectivement par une opposition radicale qui aimerait être à sa place.
La question que se pose tout opposant responsable, averti et vacciné ,à part l’aspect sécurité méconnu par le grand public, mais dont on peut savourer actuellement le sursis que connait notre pays, Ould Abdel Aziz a-t-il la vrai lecture des chiffres qu’il a exposé au peuple pour qu’il tienne compte des bémols multiples qu’ils recouvrent à y voir de près ?
Rien n’est moins sûr. Et ça ne doit pas être favorisé par son entourage qui le préserve jalousement contre de telles dissections trop fastidieuses pour quelqu’un qui ne s’intéresse qu’au résultat concret et immédiat comme son peuple.
(1) :Il s'agit du réalisateur mauritanien A. Cissako.

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