jeudi 31 mai 2012
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La jeunesse mauritanienne aspire au changement.Mais ce rêve de voir s’instaurer une nouvelle génération de progressistes ouverte au monde mais fière de ses valeurs positives n’est pas à portée de main.Pour cause, le jeu politique est monopolisé par des acteurs qui refusent de céder la place à leurs héritiers possédant tous les atouts pour changer le destin du pays sur tous les plans.
Ces jeunes qui ont subi pendant tout ce temps là l’autorité paternaliste de leurs ainés attendent que les dinosaures libèrent le chemin pour proposer d’autres alternatives plus constructives et mieux adaptées à l’évolution d’un monde marqué par des transformations rapides. Le temps passe et les forces de changements dans les rangs de la jeunesse s’expriment diversement comme elles peuvent pour réclamer une rupture de l’ancien paradigme politique.
Cette aspiration au changement est visible à travers les réseaux sociaux, les mouvements de contestations qui fusent partout. Des jeunes cadres diplômés de grandes écoles aux groupes de désespérés qui cherchent de meilleurs conditions de vie, en passant par ces groupes de rappeurs qui font entendre leurs voix , il y a toute une jeunesse qui bouge et qui a envie que ça change profondément. Mais il faut que toutes ces énergies se mélangent pour créer une synergie afin de remettre la Mauritanie sur la voie qui doit mener au changement. Une rupture est nécessaire au plan politique, social, éducatif.
Cela passe par un renouvellement de la vieille garde qui a fait son temps et qui doit accepter de passer le témoin aux jeunes. Toutes les formations politiques traditionnelles sont diriges par des hommes encore jaloux de leurs privilèges et qui s’entourent de cadres disposant des ressources intellectuelles et politiques qu’il faut pour reprendre la relève. Il n’est que de voir au cours des meetings et autres rassemblements comment cette jeunesse vivante et boulimique porte des idées novatrices.
Si aujourd’hui on continue d’ignorer ces appels pressants pour un changement de cap, c’est par manque de considération et de refus de favoriser une alternance pacifique. Mais à force de mettre à l’écart ces énergies nouvelles, les ténors du jeu politique les poussent à la subversion. Cette situation prévaut depuis plus d’une année dans le pays avec le vent du printemps arabe qui n’arrête pas de souffler.
La Mauritanie est sous le tonnerre de cette révolution qui quoiqu’on dise croise le fer avec le pouvoir en place qui usera de toute la puissance répressive comme en Syrie pour se maintenir. Mais cela n’arrêtera pas à coup sûr la détermination d’une jeunesse qui s’abreuve des technologies nouvelles de l’information et de la communication pour continuer le combat.
Le cas de la Mauritanie est loin d’être une illusion comme aiment à le faire croire des partisans de l’immobilisme politique. Il y a bien une aspiration profonde à la rupture qui est en marche. Et de plus en plus les ingrédients de bouleversement qui s’annonce s’accumulent au gré des événements.
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