Le complément de l’enquête sur l’acte d’incinération des livres malékites requis lors de la première comparution du leader de l’Iraet ses codétenus devant les juges aurait-il été accablant pour Biram, que la justice a finalement décidé de déférer hier en compagnie de certains de ses camarades arrêtés à la prison, faisant ainsi fi de tous les appels lancés pour que cette affaire reste circonscrite à ses seuls aspects judiciaires, loin de toute politisation ou autre instrumentalisation capable d’envenimer les fragiles équilibres sociaux et de mener le pays dans le moyen et le long termes vers l’incertain.
La justice a tranché mercredi dans l’affaire du leader de l’Ira Biram Ould Dah Ould Abeid et de ses codétenus dont 3 auraient été relaxés pour insuffisance d’éléments les concernant dans l’autodafé d’avril dernier qui continue de faire couler beaucoup d’encre, surtout pour les intellectuels fortement divisés sur le caractère sacrilège ou non de l’incinération de livres malékites par l’organisation abolitionniste pour cause d’incitation à la pérennisation de l’ordre esclavagiste.
Selon les premiers éléments relatifs aux charges portées contre Biram, il a été inculpé « d’atteinte à la sécurité de l’Etat et de création d'une organisation non autorisée ».
Conséquence : incarcération avec six autres de ses codétenus, dont l’effectif présenté par plusieurs sources serait de 11 militants de l’Ira. Tous les prévenus faisaient l’objet de poursuites judiciaires fortement nourries par des haines politiques suite à l’acte d’incinération d’ouvrages religieux du rite malékite, le 27 avril dernier à dans le quartier de Riadh àNouakchott. Le rite malékite est unanimement suivi en Mauritanie, dans les pays d’Afriquede l’ouest et ceux du Maghreb.
Mais il est accusé par les dirigeants d’IRA de légitimer la pratique de l’esclavage au nom de l’Islam en Mauritanie. L’incinération des livres en question avait soulevé un vaste mouvement de protestation de la part des religieux, des partis politiques, des organisations de la société civile et des personnes ordinaires qui ont défilé, plusieurs journées durant, dans les rues deNouakchott et des autres villes du pays. Criminalisé par une loi depuis 2007, l’esclavage est strictement interdit et sanctionné par de récents amendements à la Constitution mauritanienne.
Amadou Diaara
La justice a tranché mercredi dans l’affaire du leader de l’Ira Biram Ould Dah Ould Abeid et de ses codétenus dont 3 auraient été relaxés pour insuffisance d’éléments les concernant dans l’autodafé d’avril dernier qui continue de faire couler beaucoup d’encre, surtout pour les intellectuels fortement divisés sur le caractère sacrilège ou non de l’incinération de livres malékites par l’organisation abolitionniste pour cause d’incitation à la pérennisation de l’ordre esclavagiste.
Selon les premiers éléments relatifs aux charges portées contre Biram, il a été inculpé « d’atteinte à la sécurité de l’Etat et de création d'une organisation non autorisée ».
Conséquence : incarcération avec six autres de ses codétenus, dont l’effectif présenté par plusieurs sources serait de 11 militants de l’Ira. Tous les prévenus faisaient l’objet de poursuites judiciaires fortement nourries par des haines politiques suite à l’acte d’incinération d’ouvrages religieux du rite malékite, le 27 avril dernier à dans le quartier de Riadh àNouakchott. Le rite malékite est unanimement suivi en Mauritanie, dans les pays d’Afriquede l’ouest et ceux du Maghreb.
Mais il est accusé par les dirigeants d’IRA de légitimer la pratique de l’esclavage au nom de l’Islam en Mauritanie. L’incinération des livres en question avait soulevé un vaste mouvement de protestation de la part des religieux, des partis politiques, des organisations de la société civile et des personnes ordinaires qui ont défilé, plusieurs journées durant, dans les rues deNouakchott et des autres villes du pays. Criminalisé par une loi depuis 2007, l’esclavage est strictement interdit et sanctionné par de récents amendements à la Constitution mauritanienne.
Amadou Diaara

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