mardi 1 mai 2012

Crise du transport:Dégagez ARTR et GSR et la licence!


Crise du transport:Dégagez ARTR et GSR et la licence!
image manquanteLE CALAME: Depuis quelques jours, rien ne va plus, entre les transports terrestres mauritaniens et la nouvelle autorité de régulation de ce secteur mal en point. Le différend a culminé ce mardi 24 avril, avec ce qui s'apparente à un sit-in, aux alentours du département des transports. Les chauffeurs ont immobilisé leurs bus, cars et autres taxis, ce qui n'a pas manqué d'affecter la circulation, non seulement, des habitants de la capitale mais, aussi, de certaines villes de l'intérieur du pays, puisque, selon l'un des responsables d'une des gares de Nouakchott, la décision est unanime, au sein de la famille des transporteurs terrestres.
Ils sont en colère et dénoncent, en vrac, l'imposition, par l'Autorité de Régulation du Transport Routier (ARTR) d'une licence jugée exorbitante et sans concertation, à tous les transporteurs ; une licence délivrée, à tour de bras, sans aucun discernement ni vérification. Elle s'étendrait, même, à des voitures non dédouanées. L'ARTR semble, de fait, uniquement préoccupée par le renflouement de ses caisses, faisant fi de toutes les dispositions réglementaires. La licence s'échelonne entre 10 800 UM, pour les Renault 21, et 30 000 UM, pour les remorques. " Nous sommes opposés à cette licence, parce qu'elle ne concerne pas tous ceux qui vivent de l'activité : des policiers, des gendarmes, des ministres, des militaires, des gardes transportent sans s'acquitter de la licence ni aucune des autres taxes qui nous sont imposées. Mettre de l'ordre dans le secteur, en procédant à l'identification de tous les acteurs, grâce à un recensement exhaustif des transporteurs du secteur : voilà par quoi l'autorité doit commencer, au lien de nous étrangler, ce que nous n'accepterons pas ", explique un des responsable de fédération, rencontré devant le MET. Les transporteurs dénoncent, aussi, l'institution d'un bon de sortie variant de 1 000 à 3 000 UM ; la réduction du nombre de voyageurs admis - les 190 et les R21 n'auront, respectivement, plus droit qu'à 5 et 7 personnes, au lieu des 7 et 9 " traditionnels ". Une décision qui va soulager le physique des usagers, souvent entassés comme des sardines dans ces véhicules, mais aussi très certainement, leur portefeuille...
Autres objet du mouvement d'humeur, la duplication des PV des différents corps de contrôle, le coût de modification administrative des véhicules achetés porté, désormais, à 25 000 UM. Toues ces décisions ont été prises sans concertation avec les opérateurs du secteur, ce qui les surprend tous : " lors des états généraux, nous avions demandé, au président de la République, la mise en place d'une autorité de régulation, ce qui est aujourd'hui fait, mais elle ne s'est jamais souciée de nous associer à ses prises de décision. C'est pourquoi nous demandons, au président de la République, de procéder à sa dissolution. "
Les transporteurs rappellent, au pouvoir, qu'il n'y a plus de gares routières dignes de ce nom ; qu'ils louent, à leurs propres frais, des locaux à cet effet ; prennent en charge les samsaras, les policiers et les gardiens, sans aucune assistance de l'Etat, en plus des tracasseries des corps de contrôle. Profitant de l'occasion, les transporteurs ont demandé le renvoi des éléments du général Misgharou, ainsi que les équipes de gendarmerie mobile. " Nous ne sommes pas contre des mesures tendant à assainir le secteur mais nous ne sommes pas prêts à subir n'importe quoi ! ", tempête un responsable de gare. Et de prévenir : " la protestation ne fait que commencer, elle durera le temps qu'il faudra pour faire valoir nos droits légitimes " Face à l'ampleur et la détermination de la contestation, le ministre a demandé à rencontrer ses délégués.

Dalay Lam 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire