lundi 12 mars 2012

L’AMDH célèbre le 08 mars : « Les lois doivent êtres renforcées et appliquées ».


« La femme est avant tout un être humain, alors c’est au gouvernement de prendre des mesures nécessaires pour punir tous les actes de violence. Ces mots émanent de la coordinatrice, du programme Former et Agir en Mauritanie de l’AMDHDikel Fofana qui s’exprimait en marge de la journée internationale de la femme, célébrée le 08 mars 2012 dans les locaux de son association.

Organisée par l’AMDH dans le cadre du programme FAM en collaboration avec l’UEet l’AEDH, cette journée avait pour objectif de permettre à des femmes victimes de violences physiques ou morales, de dénoncer publiquement et sans peur leurs bourreaux.

Selon la coordinatrice du programme FAMDikel Fofana, cette journée était aussi une occasion offerte pour les victimes, d’extérioriser leur peur «On s'est dit que si la femme accepte de faire face au regard de la société, c'est déjà un grand pas et ça peut changer le monde. Parfois, ce sont les traditions qui les empêchent de dénoncer les violences qu’elles subissent.

Ce sont des femmes qu’on a eu à suivre dans le cadre du programme FAM et certains cas ont suscité l’intervention de la justice.» a-t-elle-déclaré. Organisé au profit d’une dizaine de femmes (étudiantes, divorcées, mariées), cette rencontre avait pour thèmes "non au silence des femmes victimes de toute sorte de violence" et "non aux violences faites aux femmes oui pour l’accès des femmes à la décision politique et aux renforcements du leadership féminin."

Pour commémorer cette journée, les participantes ont suivi un film qui retrace la vie des femmes répudiées, violentées ou décédées à cause des violences conjugales. « Beaucoup de textes ont été ratifiés, mais combien d’entre eux ont été respectés par la loi. Les lois doivent êtres renforcées et appliquées » clame Dikel Fofana. 

Les recommandations

Pour dire « Non aux violences faites aux femmes », les participantes demandent à la société civile, dans leurs recommandations, de sensibiliser la population sur les droits de la femme. Elles demandent à l’Etat de prendre des mesures sur la protection de la femme, d'encourager les études des filles, de punir les violeurs.

Dans un communiqué rendu public, à l’occasion de la fête du 08 mars, l’Association Mauritanienne des Droit de l’Homme ( AMDH) recommande à l’Etat Mauritanien de: faciliter l’accès de la femme à la justice ; d’accroitre qualitativement et quantitativement l’implication de la femme dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques sociales, de faciliter l’accès de la femme aux crédits bancaires, d’encourager l’éducation de la femme et surtout la petite fille.

L’ONG des droits de l’homme demande aussi à l’Etat de veiller à l’application effective de la législation protégeant la femme, de faciliter l’accès de la femme aux soins de santé.

L’AMDH recommande à la société civile de : développer davantage leur synergie afin que la femme Mauritanienne s’émancipe de la tutelle de la tradition ; de créer des groupes de pressions auprès des décideurs politiques notamment. L’ONG demande aux parlementaires, d’encourager la participation de la femme dans les débats politiques ; d’enclencher une dynamique visant au changement de regards envers la femme.

Pour rappel, la journée de la femme fait partie des 87 journées internationales initiées ou reconnues par l'ONU. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de revendiquer l'égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition des femmes, fêter les victoires et les avancées.

Elle est célébrée le 8 mars de chaque année par des groupes de femmes dans le monde entier. Elle puise ses racines dans la lutte que mènent les femmes depuis des siècles pour participer à la société sur un pied d’égalité avec les hommes.

Dialtabé




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