lundi 12 mars 2012

Commerce des médicaments : Le département instaure les prix homologués.


Le ministère de la santé poursuit son chantier de réformes pour hisser ce levier social au plus haut de son niveau de rendement, soutenu par la ferme volonté de l’Etat de jouer sur ce facteur fondamental pour assurer le bien être des populations, lequel reste profondément tributaire de leurs conditions de santé.

Après l’engagement pris par les autorités d’endiguer la concurrence déloyale qui caractérise le marché du médicament mauritanien, voire même les autres secteurs liés à l’exercice sanitaire, dont le commerce des médicaments à ciel ouvert dans le marché noir et sans le moindre contrôle ainsi qu’après la création d’un laboratoire pour surveiller ces palliatifs, le ministère de la santé poursuit ses mesures de redressement du secteur en adoptant une uniformisation des prix des médicaments sur toute l’étendue du territoire depuis le 1° mars courant.

Une décision vivement saluée par l’opinion qui intervient après la mise en place des procédés d’enregistrement destinés à satisfaire à une série d’exigence sur le plan de la qualité, la sécurité et l’efficacité.

C’est donc fini avec ces détenteurs de pharmacie qui fixent leurs prix sans tenir compte des moyens des populations, motivés par le seul motif du gain. La fixation du prix des médicaments est donc désormais du ressort du département qui est le seul habilité à décider, notamment après l’avis des services compétents la régulation des prix.

Capitale pour les citoyens, cette nouvelle mesure s’inscrit dans le cadre l’amélioration de l’accessibilité financière des médicaments dans notre pays à des populations sans revenus importants, condamnés parfois, par la compétitivité anarchique à souffrir silencieusement leur mal, sinon à tester les thérapies traditionnelles sinon, quand les choses se compliquent à consulter des charlatans.

Rappelons à ce propos qu’en 2009, les autorités avaient pris la décision de réduire le prix des médicaments essentiels. Plusieurs molécules étaient concernées par cette baisse et particulièrement les antipaludéens. Cependant, l’effet escompté n’a pas eu lieu, car certains acteurs du système de santé, notamment les pharmaciens disposant de dépôts privés, n’étaient pas associés à cette décision et continuaient donc à agir suivant le système de la libre concurrence.

Mais, les autorités ont compris par la suite qu’il est fondamentale d’engager aussi les opérateurs pharmaceutiques privés dans la même voie. C’est ainsi que le gouvernement avait pris la décision courageuse d’uniformiser les prix de médicaments à moindre coût.

Une mesure qui a été toutefois contestée par quatre ou cinq pharmacies connues pour leur militantisme aux cotés des islamistes. Ce qui n’a pas empêché les autres détenteurs de dépôts de louer la décision. D’ailleurs, bon nombre d’observateurs estime que cette mesure mérite d’être considérée à sa juste valeur dés lors où elle a l’avantage de ramener les prix des médicaments à des prix plus bas et accessibles aux ménages à revenus moyens.

Notons enfin que dans le cadre de cette politique d’uniformisation des prix très appréciée par les populations à l’intérieur du pays, que des mesures d’accompagnement ainsi qu’une large information des pharmaciens privés étaient nécessaires à la mise en œuvre de cette décision. Selon une source du Ministère de la santé, pour éviter une disparité des prix des médicaments essentiels très souvent observée dans les marchés, les prix seront désormais fixés et étiquetés à partir des différentes sources d’approvisionnements.

foex_good




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