Un pseudo journaliste arnaque une femme.
El Hadj Ould Obeid avait décidé d’entamer une nouvelle vie d’arnaqueur. Il choisit alors d’emprunter le nom d’un journaliste connu de la place. Comme il sait qu’il ne pouvait pas réussir ses coups à Nouakchott, il alla à l’intérieur du pays, plus particulièrement àTijikja où il se fit passer pour un journaliste travaillant à "Sévir".
Personne n’échappa aux escroqueries du faux journaliste, des plus hautes autorités locales jusqu’au plus humble boutiquier deTijikja. Un jour, il rencontra une belle Soninké du nom de Médine Camara, une veuve qui travaille dans un établissement sur place. L’escroc la submergea de mensonges, se présentant comme un illustre journaliste àNouakchott, capable de lui ouvrir les portes de la République grâce à ses relations.
Puis il demanda sa main, lui promettant de l’amener à Nouakchott vivre dans sa spacieuse maison. Naïve comme seules peuvent l’être les femmes, Médina mordit à l’hameçon. La célébration du mariage draina une parenté dont certains ont fait le déplacement depuis leGuidimagha.
Comme il n’avait aucun sou pour la cérémonie, l’escroc prétexta un compte en banque non perceptible à Tijikja et demanda à Médine d’engager les dépenses et qu’il lui remboursera le double une fois qu’ils seront à Nouakchott. La jeune femme paya deux taureaux, des sacs de riz, des bidons d’huile de palme importés du Mali, des bidons d’huile d’arachide, des sacs de pomme de terre, des sacs d’oignon. Ce fut un beau mariage au cours duquel les griots soninkés s’égosillèrent et les danseurs se fendirent les "Tchayas .
Même les maures ne furent en reste. Vautré dans un ensemble basin payé par la mariée, et dont le coût est allé rejoindre la liste des dettes à payer, notre escroc savourait l’instant magique.
Après quelques jours, durant lesquels Médina avait noirci le carnet d’emprunt de son mari, le couple décide de partir pour Nouakchott. Arrivée au garage Tijikja sis au marché marocain,Ould Obeid, fit semblant de téléphoner à un interlocuteur invisible. Quoi, ma chambre à coucher est occupé par mon beau frère et ma sœur ? " crossa-t-il. Puis, il se retourné, désolé, vers Médina et lui lança "on ne peut plus aller chez moi ; mon beau frère vient de débarquer de France et je ne peux ni l’expulser ni partager la même maison que lui. Nous allons chez mes parents, le temps de trouver une solution.
Mais la jeune femme soninké s’était offusquée. "Ni chez tes parents ni nulle part ailleurs, nous allons à ta maison que tu viens de construire " éructa-t-elle. La pauvre ignorait que son mari ne possédait rien, même pas une chambre. Se sentant coincé, il demanda à la femme d’attendre un peu, qu’il va trouver une solution. Puis, il disparut.
C’est alors que déçue, Médina sut qu’elle avait été roulée dans la farine, lorsqu’elle attendit pendant plusieurs heures en vain. Elle se mit alors à pleurer. Un Soninké de passage qui la vit dans cet état s’enquit de son malheur. Quand elle le lui expliqua, il l’accompagna porter plainte au commissariat du Ksar 2. Le brigadier Cheikhna, chef de la P.J prit l’affaire en main.
A partir de la description donnée par la jeune femme, il parvint à identifier l’escroc qu’il arrêtera finalement à la CNSS. Trainé au commissariat, l’homme fut aussitôt reconnu par la plaignante. Avant même que l’accusation lui fut formulée, il passa aux aveux, et reconnu avoir trompé la femme. Durant leur enquête, la police découvrit que l’escroc avait arnaqué plusieurs personnalités à Tijikja ; ces dernières n’avaient pas trouvé important de porter plainte.
Déferré au parquet de la République, El Hadj Ould Obeid, né en 1984 à Nouakchott, a été déposé à la prison civile de Dar Naïm. Ses proches alertés ont promis à Médine de lui rembourser tout ce qu’elle avait dépensé. Ce qui fut fait. Muni de son argent, Médina est retournée à Tijikja.
Personne n’échappa aux escroqueries du faux journaliste, des plus hautes autorités locales jusqu’au plus humble boutiquier deTijikja. Un jour, il rencontra une belle Soninké du nom de Médine Camara, une veuve qui travaille dans un établissement sur place. L’escroc la submergea de mensonges, se présentant comme un illustre journaliste àNouakchott, capable de lui ouvrir les portes de la République grâce à ses relations.
Puis il demanda sa main, lui promettant de l’amener à Nouakchott vivre dans sa spacieuse maison. Naïve comme seules peuvent l’être les femmes, Médina mordit à l’hameçon. La célébration du mariage draina une parenté dont certains ont fait le déplacement depuis leGuidimagha.
Comme il n’avait aucun sou pour la cérémonie, l’escroc prétexta un compte en banque non perceptible à Tijikja et demanda à Médine d’engager les dépenses et qu’il lui remboursera le double une fois qu’ils seront à Nouakchott. La jeune femme paya deux taureaux, des sacs de riz, des bidons d’huile de palme importés du Mali, des bidons d’huile d’arachide, des sacs de pomme de terre, des sacs d’oignon. Ce fut un beau mariage au cours duquel les griots soninkés s’égosillèrent et les danseurs se fendirent les "Tchayas .
Même les maures ne furent en reste. Vautré dans un ensemble basin payé par la mariée, et dont le coût est allé rejoindre la liste des dettes à payer, notre escroc savourait l’instant magique.
Après quelques jours, durant lesquels Médina avait noirci le carnet d’emprunt de son mari, le couple décide de partir pour Nouakchott. Arrivée au garage Tijikja sis au marché marocain,Ould Obeid, fit semblant de téléphoner à un interlocuteur invisible. Quoi, ma chambre à coucher est occupé par mon beau frère et ma sœur ? " crossa-t-il. Puis, il se retourné, désolé, vers Médina et lui lança "on ne peut plus aller chez moi ; mon beau frère vient de débarquer de France et je ne peux ni l’expulser ni partager la même maison que lui. Nous allons chez mes parents, le temps de trouver une solution.
Mais la jeune femme soninké s’était offusquée. "Ni chez tes parents ni nulle part ailleurs, nous allons à ta maison que tu viens de construire " éructa-t-elle. La pauvre ignorait que son mari ne possédait rien, même pas une chambre. Se sentant coincé, il demanda à la femme d’attendre un peu, qu’il va trouver une solution. Puis, il disparut.
C’est alors que déçue, Médina sut qu’elle avait été roulée dans la farine, lorsqu’elle attendit pendant plusieurs heures en vain. Elle se mit alors à pleurer. Un Soninké de passage qui la vit dans cet état s’enquit de son malheur. Quand elle le lui expliqua, il l’accompagna porter plainte au commissariat du Ksar 2. Le brigadier Cheikhna, chef de la P.J prit l’affaire en main.
A partir de la description donnée par la jeune femme, il parvint à identifier l’escroc qu’il arrêtera finalement à la CNSS. Trainé au commissariat, l’homme fut aussitôt reconnu par la plaignante. Avant même que l’accusation lui fut formulée, il passa aux aveux, et reconnu avoir trompé la femme. Durant leur enquête, la police découvrit que l’escroc avait arnaqué plusieurs personnalités à Tijikja ; ces dernières n’avaient pas trouvé important de porter plainte.
Déferré au parquet de la République, El Hadj Ould Obeid, né en 1984 à Nouakchott, a été déposé à la prison civile de Dar Naïm. Ses proches alertés ont promis à Médine de lui rembourser tout ce qu’elle avait dépensé. Ce qui fut fait. Muni de son argent, Médina est retournée à Tijikja.

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