Troubles au Mali : Pourquoi veut-on accuser la Mauritanie d’attiser le feu ?
Assurément, le bi-hebdomadaire malien L’AUBE s’emploie, vaille que vaille, à faire endosser au régime mauritanien, la responsabilité de ce qui se passe dans le Nord du Mali.
En effet, dans plusieurs de ces parutions, ce journal s’est fendu de gros titres du genre « Les preuves qui accablent Abdel Aziz » ou encore « A quoi joue Ould Abdel Aziz ? ». Dans ces différents articles, les analystes de ce bi-hebdomadaire s’emploient à démontrer, mais sans vraiment convaincre, l’implication directe de la Mauritanie dans les troubles qui secouent les localités de Ménaka, Tessalit , Aguelhok, Anderhaboukane et Léré au Nord du Mali.
L’acharnement de ce journal contre notre pays et ses dirigeants est d’autant plus incompréhensible qu’il est réputé proche du pouvoir malien ; lequel pouvoir, à l’instar du régime d’Ould Abdel Aziz, a toujours œuvré au renforcement de la longue histoire de fraternité et de coopération qui lie les deux pays.
En tout état de cause, la rédaction de ce journal se doit d’avoir à l’esprit que ce genre de pamphlets incendiaires aiguillonne les incompréhensions et exacerbe les tensions entre les peuples frères des deux pays. On se rappelle en effet, le rôle néfaste joué par la presse des deux rives du fleuve, lors du tristement célèbre conflit mauritano-sénégalais survenu en 1989.
Est-il besoin de rappeler que la question des Touaregs et des Arabes du Mali est antérieure à l’avènement du président Mohamed Ould Abdel Aziz ? En effet, dès les années 63-64 du siècle dernier, des mouvements insurrectionnels avaient éclaté au nord du nouvel Etat, notamment dans la région de l’Adrar malien.
Il s’agit donc de revendications sécessionnistes qui ne datent pas d’aujourd’hui et laMauritanie n’a jamais eu l’ambition de s’ingérer dans les affaires intérieures de ses voisins. Certes, le président Mohamed Ould Abdel Aziz est intransigeant sur le dossier de la lutte contre le terrorisme mais il est également un grand apôtre de la politique de bon voisinage et un fervent défenseur de l’intégration africaine en général et des pays de la sous région sahélo-sahélienne en particulier.
Dire que le régime mauritanien attise la guerre dans le but d’aboutir à la création d’un Etat de l’Azawad qui servira de tampon entre lui et les combattants d’AQMI, relève tout simplement de la science-fiction. La Mauritanie en effet, a élaboré une ambitieuse stratégie de lutte contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers qui, n’en déplaise à ses détracteurs de l’intérieur et de l’extérieur du pays, a donné de bons résultats.
Autant dire qu’elle n’a nullement besoin de déstabiliser le Mali pour gagner cette lutte contre les terroristes qu’elle a réussis à déloger de leurs arrières-base à plusieurs reprises et à leur infliger de cuisantes défaites. Par ailleurs, pointer du doigt notre pays en l’accusant d’accointances avec l’une des parties prenantes pour la simple raison que des milliers de maliens, fuyant les combats, ont trouvé refuge dans nos villes frontalières notammentVassala, relève d’une volonté délibérée d’envenimer les liens séculaires d’entente et de bon voisinage entre les deux peuples malien et mauritanien.
De fait, si la Mauritanie accueille ces réfugiés, c’est tout simplement pour des raisons humanitaires. D’après les investigations que nous avons menées, il n’y a aucun blessé malien dans nos centres de santé contrairement aux allégations dudit journal qui parlent de prise en charge par nos autorités de plusieurs blessés targui. Il est troublant de constater que d’autres pays, notamment l’Algérie et le Niger qui ont eux aussi reçu sur leur territoire respectif, des contingents tout aussi importants de ces réfugiés, n’aient pas suscité les mêmes commentaires enflammés et les mêmes diatribes de mauvaise foi.
En réalité, après avoir échoué lamentablement à faire avaler à la communauté internationale la grosse couleuvre selon laquelle ceux qui combattent les forces armées maliennes sont des rebelles liés à AQMI, les auteurs des articles parus sur les colonnes du journal L’AUBE et leurs commanditaires, cherchent un bouc émissaire. Au lieu d’aider à trouver une solution idoine et définitive à un problème récurrent de politique intérieure qui ne concerne que les maliens, ils préfèrent détourner l’attention de leur opinion publique en s’attaquant à laMauritanie et à son régime. Le moins que l’on puise dire, est que cette fuite en avant ne mène nulle part… !
Rassoul Ould El Khal,
Président du Centre Mauritanien pour la Communication et les Etudes
En effet, dans plusieurs de ces parutions, ce journal s’est fendu de gros titres du genre « Les preuves qui accablent Abdel Aziz » ou encore « A quoi joue Ould Abdel Aziz ? ». Dans ces différents articles, les analystes de ce bi-hebdomadaire s’emploient à démontrer, mais sans vraiment convaincre, l’implication directe de la Mauritanie dans les troubles qui secouent les localités de Ménaka, Tessalit , Aguelhok, Anderhaboukane et Léré au Nord du Mali.
L’acharnement de ce journal contre notre pays et ses dirigeants est d’autant plus incompréhensible qu’il est réputé proche du pouvoir malien ; lequel pouvoir, à l’instar du régime d’Ould Abdel Aziz, a toujours œuvré au renforcement de la longue histoire de fraternité et de coopération qui lie les deux pays.
En tout état de cause, la rédaction de ce journal se doit d’avoir à l’esprit que ce genre de pamphlets incendiaires aiguillonne les incompréhensions et exacerbe les tensions entre les peuples frères des deux pays. On se rappelle en effet, le rôle néfaste joué par la presse des deux rives du fleuve, lors du tristement célèbre conflit mauritano-sénégalais survenu en 1989.
Est-il besoin de rappeler que la question des Touaregs et des Arabes du Mali est antérieure à l’avènement du président Mohamed Ould Abdel Aziz ? En effet, dès les années 63-64 du siècle dernier, des mouvements insurrectionnels avaient éclaté au nord du nouvel Etat, notamment dans la région de l’Adrar malien.
Il s’agit donc de revendications sécessionnistes qui ne datent pas d’aujourd’hui et laMauritanie n’a jamais eu l’ambition de s’ingérer dans les affaires intérieures de ses voisins. Certes, le président Mohamed Ould Abdel Aziz est intransigeant sur le dossier de la lutte contre le terrorisme mais il est également un grand apôtre de la politique de bon voisinage et un fervent défenseur de l’intégration africaine en général et des pays de la sous région sahélo-sahélienne en particulier.
Dire que le régime mauritanien attise la guerre dans le but d’aboutir à la création d’un Etat de l’Azawad qui servira de tampon entre lui et les combattants d’AQMI, relève tout simplement de la science-fiction. La Mauritanie en effet, a élaboré une ambitieuse stratégie de lutte contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers qui, n’en déplaise à ses détracteurs de l’intérieur et de l’extérieur du pays, a donné de bons résultats.
Autant dire qu’elle n’a nullement besoin de déstabiliser le Mali pour gagner cette lutte contre les terroristes qu’elle a réussis à déloger de leurs arrières-base à plusieurs reprises et à leur infliger de cuisantes défaites. Par ailleurs, pointer du doigt notre pays en l’accusant d’accointances avec l’une des parties prenantes pour la simple raison que des milliers de maliens, fuyant les combats, ont trouvé refuge dans nos villes frontalières notammentVassala, relève d’une volonté délibérée d’envenimer les liens séculaires d’entente et de bon voisinage entre les deux peuples malien et mauritanien.
De fait, si la Mauritanie accueille ces réfugiés, c’est tout simplement pour des raisons humanitaires. D’après les investigations que nous avons menées, il n’y a aucun blessé malien dans nos centres de santé contrairement aux allégations dudit journal qui parlent de prise en charge par nos autorités de plusieurs blessés targui. Il est troublant de constater que d’autres pays, notamment l’Algérie et le Niger qui ont eux aussi reçu sur leur territoire respectif, des contingents tout aussi importants de ces réfugiés, n’aient pas suscité les mêmes commentaires enflammés et les mêmes diatribes de mauvaise foi.
En réalité, après avoir échoué lamentablement à faire avaler à la communauté internationale la grosse couleuvre selon laquelle ceux qui combattent les forces armées maliennes sont des rebelles liés à AQMI, les auteurs des articles parus sur les colonnes du journal L’AUBE et leurs commanditaires, cherchent un bouc émissaire. Au lieu d’aider à trouver une solution idoine et définitive à un problème récurrent de politique intérieure qui ne concerne que les maliens, ils préfèrent détourner l’attention de leur opinion publique en s’attaquant à laMauritanie et à son régime. Le moins que l’on puise dire, est que cette fuite en avant ne mène nulle part… !
Rassoul Ould El Khal,
Président du Centre Mauritanien pour la Communication et les Etudes
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