samedi 28 janvier 2012

Commission Nationale de Coordination des Institutions Privées de Sécurité.


Réponse à l’article de J.D du Quotidien de Nouakchott paru sur CRIDEM 27/01/2012 sous le titre :   « Activités de surveillance : Subvention déplacée! »

En journaliste professionnel, vous auriez dû prendre quelques précautions minimales avant de publier votre article on ne peut plus agressif, autant à l’endroit de l’état qu’à celui des retraités des Forces Armées et de Sécurité. Nous nous abstiendrons quant à nous de porter le moindre jugement sur votre bonne foi ou votre moralité mais votre manque de rigueur professionnelle et le peu de cas que vous faites de la déontologie qui devraient régir ce noble métier vous ont bien vite fait glisser sur le terrain de la légèreté.

1 - Vous affirmez sans sourcilier le moins du monde que les retraités ont bénéficié d’une subvention de l’état de 50.000.000 d’ouguiyas chacun, « L’Etat subventionne-t-il les riches ? »dites-vous ! Sachez que ceci est absolument faux, sans le moindre fondement. Pour votre gouverne, la CNCIPS a introduit une demande de prêt auprès de la Caisse de Dépôt et de Développement laquelle institution ayant comme vocation première le financement des PMEet PMI dans le cadre de la politique nationale de développement arrêtée par le gouvernement.

Extrait de la mission de la C.D.D :

« La Caisse, par l’intermédiaire de ses directions opérationnelles est investie, entre autres objets, des missions suivantes :

A/ La réception de fonds des établissements publics ;

B/ L’utilisation des ressources à sa disposition, pour le financement de projets et programmes d’investissements, dans le cadre du développement économique et social du pays. »


La demande d’appui financier introduite auprès de la CDD par la CNCIPS ayant été approuvée parce que remplissant toutes les conditions, notamment de garantie et de rentabilité, un PRET a donc été consenti à ces sociétés constituées par les Anciens et Retraités des Forces Armées et de Sécurité, prêt qu’elles devront rembourser comme n’importe quel emprunteur conformément à la convention signée d’un commun accord en respect de toutes les conditions légales contractuelles.

2 - Vous affirmez également avec tout autant de désinvolture :

« Beaucoup pense que le Chef de l’Etat reçoit des informations biaisées à dessein. Devant la télévision, mardi soir, lorsque l’on annonçait ce « pot-aux-rose », toute une assistance sursautait de voir que d’anciens budgétivores étaient aux premières loges de la rencontre. Les uns et les autres se pinçaient pour s’assurer que ce n’était pas un rêve…un cauchemar devrait-on dire. Hélas, c’était bien vrai. D’anciens officiers éclaboussés par la gestion des deniers publics se muaient en crève-la-faim pour s’accaparer –encore- indûment des finances publiques. Honteux ! Mais à qui le dire? »

Non, monsieur JDD, Jamais la liberté de presse et toutes les autres avec n’ont été aussi grandes dans notre pays, mais il y a une contrepartie à cette liberté, c’est de s’imposer un certain professionnalisme et d’observer avec la plus grande rigueur la déontologie et l’éthique qui doivent prévaloir dans le domaine.

3 - « Devant la télévision, mardi soir, lorsque l’on annonçait ce « pot-aux-rose », toute une assistance sursautait de voir que d’anciens budgétivores étaient aux premières loges de la rencontre. D’anciens officiers éclaboussés par la gestion des deniers publics se muaient en crève-la-faim pour s’accaparer –encore- indûment des finances publiques. Honteux ! Mais à qui le dire?»
Vous vous risquez à des accusations voire de la diffamation à l’encontre de citoyens respectables dont pas un seul n’est ou n’a été sous l’effet d’une condamnation judiciaire pour vol ou détournement de deniers publics. Vous vous dressez en avocat général et accusez qui bon vous semble et statuez en juge sans la moindre gêne en accusant de paisibles citoyens.

La démocratie en général et la liberté de s’exprimer plus particulièrement sont un couteau à double tranchant ; autant on est libre de rapporter des dires et des faits, autant on est responsable juridiquement de celles de ces affirmations qui portent préjudice à autrui dans sa dignité ou dans ses droits. Il y a une loi qui a été votée par le Parlement : Loi n° 2009-025 du 07 Avril 2009 promulguée et suivie de son décret d’application : Décret n° 2011-066 du 24 Février 2011 que je vous invite à lire sur le site de la CNCIPS http://www.cncips.net/. Ainsi peut-être saurez-vous de quoi vous causez Mr JDD.

Tout ce qui a été fait à ce jour est strictement conforme à la loi, mieux, les sociétés qui occupaient le domaine et qui n’étaient pas agréées, notamment celles de l’USGA, ont été et restent invitées à venir fusionner avec les sociétés nouvellement agréées donc légales et ce, dans le respect absolu de la préservation de leurs intérêts (investissements, contrats, emplois et bénéfices.)

Par ailleurs, et ce contrairement à tout ce qui se dit ici ou là ; toutes les personnes travaillant dans les anciennes sociétés non agréées, qu’elles soient de l’USGA ou autres, militaires ou civils peuvent à tout moment intégrer les 18 nouvelles sociétés des anciens et retraités desF.A.S agréées si leur emploi se trouvait menacé. La tutelle et la coordination s’engagent à leur garantir les conditions les meilleures sur tous les plans.

Pour la C.N.C.I.P.S

Commission de Communication




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