vendredi 14 octobre 2011

Dialogue Syndicats-Ministère de la Santé : Une nouvelle crise sous la cendre.



La Coordination des syndicats de la Santé a exprimé sa déception face à la mauvaise volonté des cadres du ministère de la Santé à appliquer les termes de l’accord signé entre les deux parties au mois de juin dernier.

Dans une déclaration publiée à cet effet, la Coordination se dit étonné de la lenteur prise par le Gouvernement pour mettre en application l’accord signé entre les syndicats des professionnels de la santé et le ministère de tutelle, ainsi que du degré de suivi de cette démarche au niveau du département de tutelle malgré plusieurs réunions marathons.

La prime de risque réclamée par les agents de la santé constituant le principal point des revendications inscrites dans l’accord paritaire, la Coordination trouve que non seulement, le versement de cette prime accuserait déjà deux mois de retard, mais que plusieurs personnels de santé sur le terrain en sont évincés, alors qu’ils sont en contact permanent avec le danger.
Cette éviction toucherait ainsi quelques 400 agents de santé dans les différents centres dans le pays, tout le personnel en service dans les écoles publiques de santé, à l’Institut de recherches, les centres ophtalmologiques, les dispensaires de Travail.

La Coordination en veut également au ministère de l’Urbanisme qui traîne toujours les pieds selon elle pour appliquer la partie du contrat qui le concerne, à savoir l’attribution de lopins de terres aux travailleurs du secteur de la santé. D’ailleurs la lettre du ministre de la Santé à son homologue de l’Urbanisme sur ce point n’a pas eu de suite, regrette la Coordination.

A cela s’ajoute le non respect par le ministère de la Santé des procédures d’annonce pour le recrutement, telle la dernière opération menée il y a plus de cinq mois pour le recrutement de dentistes, généralistes, pharmaciens, spécialistes, techniciens supérieurs, infirmiers, sages-femmes, malgré la promesse faite par le ministre en personne.

La déclaration publiée par la Coordination des syndicats de santé critique par ailleurs le refus de la ministre de la Fonction Publique de répondre au courrier que lui avait adressé le ministre de la Santé relatif à l’application du système d’échelonnage du personnel de la santé tel que prévu par l’ordonnance 104/2008, et cela malgré l’engagement du gouvernement dans ce sens lors de la signature de l’accord.

Au vu de tout ce qui précède, la Coordination des syndicats de la santé a exprimé sa déception et son refus total face à certains comportement, notamment les recrutements dans le secteur public et au niveau de la faculté de médecine…

La situation semble corsée avec la revendication des techniciens sociaux, notamment ceux qui travaillent au sein du Projet de lutte contre la tuberculose et le Sida, et qui évoquent leur contact permanent avec les malades. Ils trouvent anormal que cette prime ne bénéficie qu’aux médecins, pharmaciens, assistants sociaux et professeurs de santé, trouvant que leur mise à l’écart constitue une mauvaise compréhension de l’accord passé entre la Coordination des syndicats de santé et le gouvernement.

MOMS. 




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