jeudi 12 janvier 2012

Pour une loi spécifique au travail des enfants.



Un atelier de restitution d’une proposition d’un avant projet de loi sur le pires formes de travail de l’enfant a été organisé, mercredi à Nouakchott, par l’Association de femmes chefs de familles (AFCF), sous la supervision du ministère de la Famille, de l'Enfance et des Affaires sociales.

Cette rencontre, bénéficiant de l’appui de l’UNICEF et de Terre des Hommes-Lausanne a été marquée par la participation de représentants du ministère de la justice, de l’UNICEF, de la CNDH et de plusieurs organisation de défense des droits de l’homme, en plus de juristes consultants.

Selon ses promoteurs, cet avant projet prend en compte la problématique du travail des enfants dans sa globalité, notamment le travail domestique des enfants, leur emploi comme âniers ou dans la pêche eu égard aux dangers auxquels ils sont soumis.

Il met également un accent particulier sur le travail préjudiciable à la santé des enfants. Selon Aminettou Mint El Moctar, « les textes régissant le travail des adultes ne peuvent pas être appliqués aux enfants, compte tenu de la spécificité de cette frange caractérisée par la fragilité, la faiblesse de la corpulence, l’état d’esprit juvénile ». Il s’agit d’une catégorie qui plutôt besoin « d’encadrement et d’éducation et non d’emploi, dont la place naturelle se Par trouve à l’école» a-t-elle souligné.

Il s’agit d’un texte spécifique au travail des enfants qui vient en renfort à l’arsenal juridique existant et qui répond à l’urgence de trouver un texte de référence afin que le travail des enfants cesse d’être régi par les mêmes textes sur le travail des adultes.

Ce texte devra également permettre la juridiction nationale sur le travail des enfants étant donné que la Mauritanie a ratifié en 2011 les conventions 138 de l’OIT sur l’âge minimum d’admission à l’emploi des enfants et la convention 182 concernant les pires formes de travail des enfants.

A l’ouverture des travaux de cet atelier, Mme Guerléne Chery Frederic, représentante de l’UNICEF a rappelé que le travail des enfants est préjudiciable à leurs droits puisqu’il les prive de l’éducation… Elle a également indiqué que, c’est en réponse au souci de protection des enfants que son organisation a apporté "son appui au gouvernement mauritanien et aux organisations de la société civile, en particulier à l’AFCF".




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