Certains acteurs politiques ne semblent pas conscients du ridicule où ils se fourvoient, en continuant à ressasser les rengaines de la période d’exception. Ils ne se rendent pas compte que le simple fait qu’ils puissent tenir des propos excessifs et souvent erronés à l’endroit des plus hautes autorités de l’Etat, sans conséquences judiciaires, prouvent que ce pays a profondément changé, en si peu de temps.
Naturellement, les Mauritaniens ne disposent pas tous de la même capacité d’adaptation ; certains sont même réfractaires au changement, et continuent à vouloir imposer à l’opinion publique nationale une vision apocalyptique et caduque du pays.
Il en est ainsi de ces parlementaires qui, faute d’avoir pris la bonne décision, au bon moment, de participer au dialogue politique, s’évertuent à en minimiser les fruits, dans une logique de confrontation stérile.
Les députés de Tawassoul, très en pointe dans le tintamarre au parlement, oublient que deux d’entre eux (Moustapha et Saleck), perçoivent des double salaires et exercent, de surcroit, des métiers lucratifs (pharmacie, commerce); ils ne se doutent de rien, car ils pensent vraiment avoir le droit de critiquer les autres, tout en «ayant la main dans le sac».
A titre d’exemple, le député de Tintane ne se prive naturellement pas de prêcher, dans les mosquées, l’importance de la rectitude morale et d’acquérir ainsi bonne conscience, au moindre coût! Qui apprendra à ces élus les rudiments du comportement civique et éthique en démocratie?
Les «informations» sur le site «Alakhbar» sont assimilables à des cris de ralliement au profit de Tawassoul et de son bras agissant l’UNEM. Un visiteur de marque de notre pays a l’habitude de s’appliquer des règles protocolaires spécifiques, le site islamiste donne libre court à son imaginaire, pour conclure à un scénario épique, que les plus psychopathes des Mauritaniens auraient difficilement agencé. Quelle partie pourrait convaincre ces terroristes de la plume, de s’en tenir aux strictes règles de jeu de la profession journalistique?
D’autres, tel Birame Ould Abeid, continuent à jouer le double jeu du «militant» antiesclavagiste et de l’opposant acharné contre l’actuel Président de la République. Lui aussi ne se doute de rien et pense que l’amalgame entre l’activisme civique et l’opposition politique radicale, est somme toute normal, car il maximise les chances d’exposition aux flashes des médias, les griseries de la notoriété et les retombées sonnantes et trébuchantes, quitte à ânonner des fantasmes. Qui pourra expliquer à ce citoyen l’incompatibilité éthique entre ces deux genres d’activités publiques?
Des militants supposés de l’égalité et pour la justice, tels ceux des FLAM et de TPMN, n’hésitent pas à véhiculer eux-mêmes un discours haineux et raciste, et de prophétiser la division sociale. Peut-on prôner une chose et son contraire, de manière concomitante et sans risque de discrédit? Non, le chemin de l’égalité entre les Mauritaniens, ne croise pas celui de leur division!
Un citoyen burkinabé, d’origine mauritanienne, conseiller officiel du Président du Faso et très impliqué dans ce qui est devenu une véritable «industrie» de la prise d’otages occidentaux au Sahel, s’autorise à proférer des menaces de déstabilisation contre un pays dont il n’est plus citoyen en vertu d’une loi qui date de l’indépendance (la Mauritanie n’a jamais autorisé la double nationalité).
En mettant en œuvre une politique efficace conte les groupes terroristes au Sahel et contre les trafics illicites, le Président Aziz a décisivement bousculé les fondements d’une économie du crime, longtemps tolérée dans la sous-région. Les barons d’une telle économie en arrivent aujourd’hui à perdre leur sang froid, désespérés de ne plus pouvoir compter sur les ristournes des rançons mirobolantes des Occidentaux et des gains médiatiques et diplomatiques que procurent les accointances avec AQMI.
Entre la noblesse de l’engagement politique au service des intérêts vitaux du pays et le mercantilisme criminel des bandits de grand chemin du Sahel, quelle autorité intellectuelle ou spirituelle pourra faire le distinguo?
Un idéologue islamiste basé au Qatar, initie une sorte de «Fatwa», demandant aux étudiants, aux élèves et aux….Haratines ( ?!), de se soulever contre les autorités démocratiques du pays, aussitôt les adhérents de l’UNEM de TAWASSOUL séquestrent, dans son bureau, le directeur de l’ISERI, improvisent une marche non autorisée de l’ISERI vers le ministère de tutelle. Alors que l’Etat a créé une université islamique publique en lieu et place de l’ex-Institut islamique, les extrémistes de l’UNEM font croire à l’opinion publique qu’il s’agit d’une simple fermeture.
La malhonnêteté intellectuelle viscérale et le recours délibérée à la violence, peuvent-ils être efficacement combattus par les moyens pacifiques et démocratiques?
En réalité, la Mauritanie vit une mutation profonde vers une démocratie véritable, une mutation accentuée par le dernier accord politique, fruit du dialogue politique national. Les segments les plus politiquement archaïques et les bénéficiaires du laisser-aller d’antan, s’agitent en vain, faisant feu de tout bois, pour torpiller une évolution inéluctable vers l’épreuve de vérité démocratique.
Ils savent qu’en patientant jusqu’aux échéances électorales toutes proches, ils seront déboutés comme cela a toujours été le cas; la tentation de déclencher une «révolution» éperonnée par l’UNEM, est alors irrésistible! Mais ce n’est pas une poignée d’illuminés, basée dans les pays les moins démocratiques de la planète, qui feront sombrer la Mauritanie dans un chaos similaire à celui dont ils ont fait le lit en Libye.
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